Tunis : Trop belle pour être vraie

2009-06-21 - Le Quotidien
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Après coup, il allait comprendre qu’il était victime d’une supercherie…
Tunis – Le Quotidien
Pas moins de dix-huit chèques d’un montant de plus de cinq cent mille dinars qui ont été rejetés par les banques pour manque de provision. Du coup, il s’est trouvé impliqué dans une sale affaire qui peut lui coûter pas moins de quatre-vingts ans de prison à raison de cinq ans par chèque comme il est bien prévu dans le code pénal pour ce genre de délit.Mais comment en est-on arrivé là ? Il faut dire qu’il s’agit d’un concours de circonstances qui a  conduit le principal protagoniste dans cette affaire à émettre tous ces chèques. En effet, occupant le poste d’agent comptable dans une société spécialisée dans la vente de pièces de rechange, l’accusé n’était pas au courant que sa patronne était au bord de la faillite. Pis encore, ses fournisseurs ont cessé de l’approvisionner envenimant davantage la situation.Après mûre réflexion, la gérante, une dame âgée d’une quarantaine d’années et de surcroît divorcée, a eu l’idée, afin de sauver son entreprise et par la même occasion sa tête, de recourir à un plan diabolique qui consiste à impliquer son agent comptable dans ses sales affaires.C’est alors qu’elle est allée lui proposer le mariage. Certes, elle était plus âgée que lui, mais elle avait de quoi séduire n’importe quel homme. Il  sauta alors sur l’occasion pensant qu’il réalisait là une bonne affaire. Dans la foulée, sa nouvelle femme lui proposa de devenir son associé. Elle le nomma, au passage, le gérant de l’entreprise et devint fondé de pouvoir. Autrement dit, il était le seul maître à bord. Toutefois, il ignorait que sa douce moitié lui préparait un mauvais tour. Justement, afin de relancer l’entreprise, l’époux  était appelé à émettre des chèques  pour approvisionner les magasins.Peu à peu, il réussit à redresser la société non sans savoir que sa femme empochait tout bonnement les recettes. Bien évidemment, les créanciers allaient affronter l’amère réalité à savoir que les banques ont refusé de régler les chèques pour manque de provision.Comme le veut la procédure, la justice a été saisie. Arrêté, le gérant a reconnu les faits déclarant qu’il a été victime d’une femme diabolique. N’empêche qu’il risque de passer le restant de sa vie derrière les barreaux au cas où cette même femme ne lui venait pas  en aide.
H.M.



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