Un guet-apens pour le corriger
2007-09-20 - Le TempsLu 1052 fois
Tunis le Temps - Les protagonistes dans cette affaire sont de vieux amis qui se sont connus depuis le temps où ils résidaient à l'étranger, dans la même ville.
De retour au pays, ils continuèrent à se rencontrer et leur amitié devint de plus en plus solide.
Ils organisaient fréquemment des soirées animées par la dive bouteille au cours desquelles se joignaient à eux d'autres amis pour s'amuser et mettre de l'ambiance.
Toutefois une dispute éclata au cours de l'une de ces soirées, où ces amis avaient abusé de l'alcool, devenant de ce fait agressifs.
L'un d'eux a été pris à partie par les autres membres de la bande, pour avoir pris une attitude hautaine à leurs égards en se permettant de les insulter et de les traiter de tous les noms.
Ce fut la raison pour laquelle ils décidèrent de lui tendre un guet-apens, consistant à l'inviter à passer une soirée dans un hôtel au Cap-Bon, prétexte pour lui donner une correction.
Ne se doutant pas une seconde que le camarade qui l'avait convié était de mauvaise foi, il se présenta au bar de l'hôtel, comme convenu.
Il devait alors trouver ses amis qui l'invitèrent à boire.
Ils voulaient en fait le soûler afin de le corriger de son attitude belliqueuse.
À la fin de la soirée qui fut abondamment arrosée, la victime, qui ne pouvait plus se tenir sur ses jambes, devint une proie facile pour ses adversaires qui le rossèrent de coups.
Le pauvre homme subit un vrai passage à tabac au bout duquel, il a failli passer de vie à trépas, puisqu'il finit par recevoir un coup de couteau lui ayant causé une profonde blessure.
Il a été secouru à temps.
Et grâce aux efforts de l'équipe médicale de l'hôpital, il a été sauvé d'une mort certaine.
Les agents de police arrêtèrent les coupables dont celui qui asséna le coup de couteau à la victime.
Ils furent inculpés de tentative d'homicide volontaire, et de violences graves.
Le dossier est à présent devant le juge d'instruction qui mènera son enquête et entendra les différents inculpés ainsi que la victime et l'expert médical qui procèdera à l'évaluation des préjudices subis par celle-ci.
Ayant fait l'objet de mandats de dépôt, les accusés attendent la fin de l'enquête pour passer en jugement.