A mauvaise passe, mauvaise conscience
2007-09-20 - Le TempsLu 561 fois
Tunis le temps - L'accusé en l'occurrence est un quadragénaire, caissier dans une agence bancaire, et qui n'avait pas de problèmes particuliers et assurait son travail de la manière la plus correcte et la plus satisfaisante.
Les jours passèrent et il se trouva à un moment donné dans une crise financière telle qu'il a été acculé, contraint et forcé, la mort dans l'âme de puiser dans la caisse en faisant sienne d'une somme d'argent qu'il prit avec l'intention ferme et irrévocable de la restituer dans les plus brefs délais.
Il se trouvait vraiment dans un dilemme, lui qui a toujours été méticuleux et précis, et qui ne s'est jamais trompé de compte, se trouvant tout d'un coup dans une telle situation, c'était démoralisant et déprimant pour lui.
Mais après cette prise de conscience et cette longue hésitation, il commença le premier geste consistant à détourner une somme d'argent déposée par un client.
Puis les autres opérations étaient plus faciles à commettre :plus d'hésitation ni de réticence, l'abus de confiance eut raison de la bonne conscience.
Puiser de la caisse était devenu pour ce banquier une habitude et il le fait sans lassitude, jusqu'au jour où il se trouva devant une boule de neige, avec l'impossibilité de faire marche -arrière ou de pouvoir arranger quoi que ce soit,, d'autant plus que l'un des clients vint réclamer des retraits indus croyant à une erreur d'écriture.
Un audit confirma dans son rapport la disparition de 15 mille dinars de la caisse.
Le banquier inculpé de détournement de fonds, comparut devant le tribunal où il ne put que faire part de ses regrets , déclarant qu'il fut dans l'obligation d'agir de la sorte à cause d'un besoin vital d'argent.
L'affaire est renvoyée au mois d'octobre, pour continuer les débats et permettre à l'avocat de préparer les moyens de sa défense.