Comme sœur Anne...
2007-09-29 - Le TempsLu 1153 fois
Pour surmonter leurs problèmes certaines personnes ont tendance à croire à l'irrationnel comme la voyance et l'exorcisme, qui sont eux mêmes à l'origine de plusieurs tracasseries.
Pensant qu'elle allait être libéré d'un pesant célibat, une jeune fille, issue d'une famille honorable et qui avait dépassé la quarantaine, a été encourage par l'une de ses proches à s'adresser à un voyant qui avait le don de lever tout obstacle particulièrement au mariage.
La célibataire ne se fit pas prier et alla rendre visite à ce dernier, qui, en apprenant sa situation sociale, chercha à en profiter au maximum.
Il lui demanda trente mille dinars, dix mille au début du " traitement " et vingt mille une fois son vœu réalisé.
Sûre du résultat, et que la fin de son célibat était tout proche, la victime lui remit toute la somme et prépara les produits nécessaires pour faciliter le mariage tant attendu : une boîte en bois, un bout de tissu et autres matières à effet immédiat comme l'encens etc...
La jeune fille prépara le tout et le mit sous son oreiller comme le lui avait demandé l'exorciste, attendant le prince charmant.
Mais les jours passèrent sans que rien ne se produisit d'une manière ou d'une autre.
C'est alors qu'elle comprit qu'il s'agissait tout simplement d'une escroquerie et voulut récupérer son argent.
Seulement le charlatant avait disparu dans la nature, ce qui poussa la victime à aller porter plainte contre lui.
Les agents du poste de police arrêtèrent le coupable sans trop de peine, sur la base des descriptions fournies, par la plaignante.
Et il s'avéra que ce fameux voyant avait déjà de nombreuses affaires de ce genre qu'il avoua aux enquêteurs lors de son interrogatoire.
Il fut déféré devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, pour répondre de tous ces délits d'escroquerie.
A l'audience, il affirma qu'il n'avait commis aucune escroquerie, soulignant qu'il travaillait déjà avec une licence et une autorisation.
Son avocat sollicita des juges les circonstances atténuantes en faveur de son client.
L'affaire a été mise en délibéré.
Lamia CHERIF