Que ne ferait-il pas pour une brebis ?
2007-10-11 - Le TempsLu 489 fois
Tunis-Le Temps - Trentenaire , il s'était habitué à la vie rurale, où il pouvait joindre l'utile à l'agréable.
Berger de son état, il lui était loisible de remplir à satiété ses poumons d'oxygène admirer la beauté de la nature et profiter d'un calme qui lui procure la quiétude de l'esprit.
Toutefois, la cupidité vint troubler sa quiétude, en l'incitant au vol.
Il subtilisa une brebis, qu'il vendit, prétendant à son patron, qu'elle avait disparue .
Celui-ci en accepta l'augure, pensant que la bête était peut-être mangée par le loup.
Quelques jours plus tard, le berger se retrouva avec un collègue, travaillant dans la même ferme que lui, au cours d'une soirée animée par la dive bouteille.
De fil en aiguille, au cours de la discussion avec celui-ci, il lui fit part du vol de la brebis, à titre anecdotique.
Mais son ami lui donna la puce à l'oreille, en le menaçant d'aller le dénoncer à son patron.
Le berger se formalisa, et la discussion tourna à la dispute.
Arrivé au paroxysme de la colère, il se saisit d'un couteau, pour asséner un violent coup à son protagoniste, qui lui atteint les entrailles.
La victime,put être secourue à temps et sauvée d'une mort certaine, grâce à la diligence de l'équipe médicale de l'hôpital où elle a été transportée.
Arrêté, le berger reconnut son forfait déclarant qu'il avait agi sous l'emprise de la colère et qu'il n'avait pas l'intention de tuer la victime.
Son avocat le soutenant, demande le renvoi de l'affaire en vue de préparer les moyens de sa défense.