Deux institutrices agressées par des délinquants
2007-11-08 - Le TempsLu 627 fois
Tunis-Le Temps :Les deux institutrices habitant une maison de fonction à Essabala de Sidi Bouzid, étaient occupées à préparer leur repas du soir.
Il commençait déjà à faire nuit,
et les deux jeunes femmes s'apprêtaient à mettre la table,lorsqu'elles entendirent un bruit étrange à la porte d'entrée.L'une d'elles allant vérifier, se rendit compte que celle-ci était entrouverte.
Elle n'eut pas le temps de réaliser, qu'un individu fit irruption et la tenant violemment par le bras, il essaya de l'entraîner à l'intérieur de la maison en vue d'abuser d'elle.
Il était en état d'ébriété notoire, et l'institutrice, bien que prise de panique, put pour lui résister, en commençant à pousser des cris stridents, alertant de la sorte sa collègue restée dans la cuisine, et qui accourut à son secours.
Aussi l'agresseur préféra-t-il prendre la tangente de peur d'être dévoilé.
Des voisins avaient remarqué qu'à l'extérieur, il y avait deux autres complices qui faisaient le guet.
La victime ainsi que sa collègue, allèrent porter plainte à la police, et les agents de la brigade criminelle avaient fini par mettre la main sur les trois délinquants.
Inculpés de violation de domicile, tentative de viol et complicité, ils comparurent devant le tribunal, niant en bloc les faits qui lui étaient reprochés.
L'auteur principal déclara qu'il ne connaissait même pas la victime et qu'il ne l'avait jamais vue.Il soutint qu'il n'avait jamais commis de violation de domicile.
Cependant il s'avéra, ainsi que ses complices, avoir maille à partir avec la justice.
Les trois jeunes hommes avaient en effet un casier judiciaire assez lourd, avec plusieurs condamnations pour des agressions et des voies de fait.
Ils furent pour ces faits condamnés à deux ans de prison chacun.
Interjetant appel, ils soutinrent devant la cour qu'ils étaient innocents et leur avocat plaida l'absence de preuves pouvant établir la culpabilité de ses clients de manière tangible.
La cour qui mit l'affaire en délibéré, suivra-t-elle la thèse de la défense ?