Quand la poisse s'acharne!
2008-01-09 - Le TempsLu 531 fois
De la déveine, de la poisse, c'est certainement le lot de cette jeune demoiselle, victime, coup sur coup, des mêmes délinquants qui lui ont barré la route au moment où elle ne s'y attendait pas.
Deux agressions consécutives sous la menace d'un coutelas tranchant ! Cela est arrivé à une ouvrière dans un établissement industriel de Ben Arous, proche banlieue de Tunis.
Comble de son malheur, elle a été la cible des malfrats en un mois seulement.
C'est dire le traumatisme qu'elle a subi et qui l'a, bien entendu, empêché de continuer son travail pour subvenir aux besoins pressants de sa famille nombreuse, étant la fille aînée.
Marquée psychiquement par ces violences, il lui faudra certainement beaucoup de temps pour s'en remettre définitivement.
Elle empruntait comme toutes ses camarades le même chemin pour se rendre à l'usine.
Groupées, les ouvrières ne risquaient pratiquement rien, mais quand l'une d'elles est retardée pour quelque motif que ce soit, le danger la guette manifestement.
Il est facile, à ce moment-là, pour les délinquants d'opérer à leur guise, surtout lorsqu'ils repèrent la victime totalement esseulée.
Ce qui a été malheureusement le cas pour la plaignante, interceptée par deux voyous faisant de la voltige sur un cyclomoteur.
En parvenant à sa hauteur, un agresseur mit pied à terre et lui intima l'ordre de lui remettre son sac à main, en la menaçant d'une arme blanche.
Elle obtempéra, sans prononcer un seul mot tant elle était pétrifiée.
Maigre butin pour les deux braqueurs : un portable et un modeste billet de cinq dinars.
Tremblant de peur, elle déposa une plainte contre inconnus au poste de police le plus proche.
Elle ne savait pas alors que son destin lui réserverait encore une désagréable surprise.
En effet, à peine le mauvais souvenir de cette agression estompée, que de nouveau, le sort cruel était au rendez-vous.
Coïncidence terrible : les mêmes chenapans barrèrent la route à l'infortunée ouvrière pour la soulager de tout ce qu'elle possédait.
Nouvelle plainte avec cette fois-ci une heureuse issue puisque la police parvint à les arrêter alors qu'ils sillonnaient la zone industrielle à la recherche d'éventuelles proies.
Confrontation rapide avec les agresseurs irrévocablement reconnus par la plaignante qui récupéra son bien, sur le champ.
L'enquête achevée, les deux accusés ont été traduits devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Ben Arous qui leur infligea deux ans de prison.
Hamadi TAZARKI