Deux pères putatifs
2008-01-10 - Le TempsLu 548 fois
Dans cette affaire qu'a connue dernièrement la troisième chambre criminelle près le tribunal de Tunis, l'accusée, une jeune dame divorcée, tomba enceinte de son compagnon.
Celui-ci commença à la fréquenter régulièrement, dès qu'elle fut libérée par le divorce, sans pour autant estimer nécessaire d'officialiser cette union.
Or neuf mois étaient vite passés, et elle fut prise de court car le bébé, décida de quitter le monde fœtal, pour réclamer sa place au soleil parmi les humains.
Aussi, la mère, l'inscrivit-elle à la naissance, à titre de cadeau de bienvenue, au nom de son ex-époux.
Elle ne pouvait l'inscrire au nom de son vrai géniteur, mais elle craignait que sa relation illégale avec celui-ci ne fût dévoilée.
Toutefois, les services municipaux s'aperçurent de cette fausse déclaration, en constatant qu'elle était divorcée avant que n'intervînt cette naissance.
Ils informèrent le parquet qui l'inculpa de faux.
Après avoir reconnu les faits, au cours de l'enquête préliminaire, elle se rétracta devant le tribunal, pour se montrer dubitative, déclarant en effet qu'elle ne savait plus si le père de l'enfant en question était son ex-époux ou son nouveau compagnon.
Qu'à cela ne tienne, soutint son avocat, une analyse de l'ADN de chacun des deux pères putatifs, permettra de trancher définitivement la question.