L'accusé bénéficiera-t-il du doute ?
2008-01-13 - Le TempsLu 492 fois
Tunis le Temps : Il était chargé de déposer quotidiennement la recette de la journée, de la société où il faisait le coursier.
Ce jeune homme dynamique n'avait eu jusque-là aucun souci, et retournait toujours à la société avec un bon de versement dûment établi par la banque.
Mais ce jour-là il avait à peine quitté la société, pour se rendre à la banque comme à l'accoutumée.
Il portait un sac contenant la somme de 3800 dinars.
Brusquement il fut surpris par un énergumène qui, sans crier gare, l'aspergea de gaz paralysant, et lui arracha le sac avant de prendre la tangente.
Abasourdi et ne réalisant pas ce qu'il lui arrivait, il ne pouvait même crier pour appeler au secours.
Reprenant ses esprits, le coursier alla au poste de police pour y relater sa mésaventure.
L'auteur des faits arrêté s'avéra avoir fait partie du personnel de la société victime du vol.
Aussi avait-il nié en bloc les faits qui lui étaient reprochés, déclarant que c'était un coup monté par le directeur de la société, qui l'avait licencié abusivement.
C'était un moyen détourné pour échapper à la procédure que le même accusé avait engagée aux prud'hommes pour demander ses droits.
L'avocat de la défense plaida sur cette base l'absence de preuves tangibles pouvant établir l'accusation à l'égard de son client de manière tangible.
Il sollicita l'acquittement au bénéfice du doute.