Accusé d'attentat à la pudeur, le professeur blanchi par le tribunal
2008-01-19 - Le TempsLu 511 fois
Tunis le Temps : L'accusé en l'espèce a fait une longue carrière d'enseignant, sans qu'aucune incartade ne lui fût reprochée, ni même remarquée.
Il était sérieux et correct, agissant toujours dans la limite de ce que lui dictait la déontologie de la profession, mais aussi et surtout sa conscience d'éducateur et de père de famille.
S'approchant de la retraite, il avait ouvert une librairie, ce qui était dans son créneau, puisqu'il restait toujours en contact avec des élèves qui venaient pour s'y approvisionner en fournitures scolaires diverses.
Il pouvait ainsi joindre l'utile à l'agréable.
Toutefois il ne s'attendait aucunement à cette surprise désagréable qui l'affecta et dont il se souviendra le restant de sa vie.
En effet, il fut accusé par une jeune adolescente, venue acheter des fournitures dans sa librairie, d'attenter à sa pudeur.
La mère de celle-ci déclara dans sa plainte que l'enseignant avait procédé à des attouchements à l'égard de la petite fille après l'avoir embrassée.
Inculpé, il fut arrêté pour attentat à la pudeur, et entre-temps, il fut impliqué de trois autres affaires similaires, suite à des plaintes déposées par d'autres parents.
Devant le tribunal, il comparut en état d'arrestation pour la première affaire niant en bloc les faits incriminés, déclarant que c'était un coup monté par la mère de la fillette, pour de vieux différends qu'ils avaient entre eux.
L'avocat de la défense plaida l'absence de preuve matérielle ou testimoniale.
Les déclarations de la fillette, ajouta l'avocat ne sont pas probantes , car elles sont dictées par la mère.
D'ailleurs celle-ci avait incité d'autres parents d'élèves à porter plainte, alors qu'il n'y avait pas de preuve tangible.
L'avocat conclut à l'absence tant de l'élément moral que matériel l'infraction.
Il sollicita de ce fait, l'acquittement de son client.
Le tribunal ayant suivi la thèse de la défense prononça l'acquittement de l'enseignant.