Elle aimait les balades en voiture

2008-01-21 - Le Temps
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La cour d'appel de la capitale a examiné dernièrement une affaire de mœurs dans laquelle est impliqué un jeune couple surpris par une patrouille de police dans une position suspecte, à bord d'une voiture stationnée dans un endroit retiré.
Arrêté, il a été traduit devant le tribunal de première instance de Tunis qui a prononcé à son encontre une condamnation privative de liberté pour prostitution clandestine et complicité.
Jugeant la peine qui leur a été infligés excessive et même injuste, le jeune homme ainsi que sa compagne occasionnelle ont fait appel et se sont présentés, à nouveau, à l'audience.
Ils ont maintenu qu'ils sont totalement innocents de cette grave accusation qui leur a été " collée " parce qu'ils étaient intimement enlacés dans un baiser fougueux, comme le font, d'après leurs dires, les amoureux inséparables.
Ils ont ajouté qu'ils avaient l'habitude de faire des balades en voiture et de profiter de l'occasion pour contempler les prairies verdoyantes au printemps, et remplir leurs poumons de larges bouffées d'air pur.
C'est pourquoi, le beau temps, qu'il faisait ce jour-là, devait inciter le couple à s'éloigner du brouhaha de la capitale pour se rendre dans la région de Tébourba.
Malheureusement pour lui, il a été surpris par des agents de la police montée dans un champ, dans une position équivoque.
Interpellé, il a été conduit au poste.
Là, malgré leurs dénégations de ne pas avoir porter atteinte aux bonnes mœurs, ni commis d'acte répréhensible, le jeune homme et la jeune fille ont été arrêtés et la chambre d'accusation les a impliqués de prostitution clandestine et de complicité.
A l'audience, ils continuèrent à nier les faits qui leur sont reprochés, se contentant d'affirmer qu'ils étaient en train de s'embrasser uniquement, ce qui ne constitue aucunement une infraction, devaient-ils ajouter.
La jeune fille a souligné également qu'elle avait l'habitude d'accompagner son fiancé, lors de ses escapades printanières.
L'avocat de la défense a plaidé dans ce sens, soutenant que rien ne justifie l'infraction de prostitution clandestine, ni de complicité, puisqu'il n'y a pas eu rétribution des câlins que s'est partagés le couple.
Sur cette base, il a sollicité la relaxe pure et simple de ses clients qui sont totalement innocents de cette accusation.
La cour s'est retirée pour les délibérations d'usage avant de prononcer son jugement.

Hamadi TAZARKI



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