Le mari était à la mosquée, mais l'épouse....
2008-01-22 - Le TempsLu 464 fois
Il pressait le pas pour ne pas rater la prière de l'Aïd.
Une fois ses ablutions terminées, il rejoignit rapidement les rangs des fidèles pour accomplir son devoir religieux, quand, tout à coup, il a été pris d'un malaise qui l'a obligé à retourner à la hâte chez lui, pour se reposer de cette défaillance subite.
Pendant ce temps, sa femme se la coulait douce avec son amant, venu très tôt le matin pour profiter de l'absence du mari, parti précipitamment à la mosquée.
Mais ils avaient mal choisi le lieu de leurs ébats puisqu'ils s'engouffrèrent dans le garage pour passer des moments agréables, oubliant de refermer complètement la porte.
Ce qui devait causer leur perte car l'époux, de retour inopiné à la maison, s'est aperçu que la porte du garage était entrouverte.
Il s'est rendu directement sur les lieux pour la refermer.
C'est alors qu'il entendit des soupirs étranges qui suscitèrent sa curiosité et même ses soupçons.
Il prit alors la décision de s'introduire dans le garage pour voir ce qui se passait.
Grande fut sa surprise en tombant nez à nez avec sa propre épouse qui était totalement dévêtue entre les bras de son voisin.
Comme par enchantement, il récupéra toute son énergie et se jeta sur sa femme, tel un animal en furie pour lui infliger une terrible correction qu'elle n'oubliera pas de sitôt.
Les coups de pied et de poing s'abattirent sans relâche sur son corps meurtri et l'amant, découvert en flagrant délit, profita de la confusion générale pour prendre la poudre d'escampette.
La bagarre ne dura pas longtemps et l'épouse infidèle réussit à s'enfuir des griffes de son mari qui alla directement au poste de police le plus proche pour raconter sa mésaventure.
Lors de l'enquête préliminaire, les deux amants avouèrent leurs relations coupables.
Traduits devant le tribunal de première instance de Tunis pour adultère, ils ont fait volte-face, niant les faits qui leur sont reprochés.
L'épouse devait même souligner que son mari les a surpris au moment où le voisin passait pour leur présenter ses félicitations, à l'occasion de l'Aïd.
Quant à l'amant, il a affirmé que l'accusation d'adultère est mensongère, car il se trouvait à la maison pour leur souhaiter bonne fête, au même moment où son voisin retournait de la mosquée.
C'est une pure coïncidence, a-t-il prétendu.
Le jugement a été mis en délibéré.
Hamadi TAZARKI