Banqueroute évitée de justesse
2008-01-26 - Le TempsLu 835 fois
Un chef d'entreprise a échappé de justesse à une banqueroute inéluctable, suite à la mauvaise gestion de sa femme qui l'avait remplacé aux affaires, lors de sa longue maladie.
Heureusement que le destin l'a secouru à temps pour qu'il se rende compte, une fois sa convalescence achevée, des malversations commises par sa douce moitié.
Il venait ainsi d'éviter le pire.
S'étant associé, le couple a mis sur pied une petite entreprise industrielle qui se fraya brillamment son chemin parmi la concurrence impitoyable.
La production prit rapidement de l'ampleur et les bénéfices s'accumulèrent, tant les affaires étaient florissantes.
A deux, ils travaillaient d'arrache-pied et l'époux, qui était le gérant de la société, s'ingéniait à trouver le plus grand nombre de marchés pour écouler sa marchandise.
Et alors que tout allait pour le mieux, le patron tomba gravement malade, ce qui lui a malheureusement valu de nombreux séjours dans les cliniques et autant de périodes de convalescence, chez lui.
Le plus naturellement du monde, sa femme le remplaça aux commandes.
Mais contre toute attente, une drôle de mouche l'a piquée et elle eut l'idée saugrenue de détourner à son profit la recette de plusieurs transactions juteuses.
Elle se mit alors à falsifier les écritures comptables pour virer d'importantes sommes dans son compte personnel, mettant ainsi en péril l'entreprise qu'elle gérait momentanément jusqu'au rétablissement définitif de son époux.
Complètement guéri, le patron a repris la gestion de sa société, ne tardant pas à se rendre compte que quelque chose ne tournait pas rond.
Une simple vérification financière lui permit de découvrir le pot aux roses.
Il fit appel à un auditeur externe qui décela un énorme préjudice, estimé à une centaine de milliers de dinars.
Il demanda alors des comptes à son épouse qui fondit en pleurs, soulignant qu'elle avait commis inconsciemment ces malversations.
Le mari indigné dut recourir malgré lui à la justice.
Traduite devant le tribunal de première instance de Tunis sous le chef d'accusation d'abus de confiance, elle reconnut spontanément son méfait, sollicitant la clémence de la cour.
Le jugement a été mis en délibéré.
Hamadi TAZARKI