Des prostituées de luxe à l'ombre
2008-04-09 - Le TempsLu 1552 fois
plus vieux métier du monde, vous l'avez certainement deviné, a été, au fil de l'histoire de l'humanité, combattu énergiquement par l'ensemble des polices de la planète, soucieuses de sauvegarder les bonnes mœurs des sociétés qui la composent.
Notre pays n'est pas resté à la traîne, se dotant efficacement d'une police spécialisée en la matière, pour éradiquer ce vice universel.
C'est la brigade des mœurs qui vient de réussir un spectaculaire coup de filet dans la capitale et ses environs.
Par ailleurs, il est prouvé que la prostitution, un fléau, parmi tant d'autres, qui ronge les sociétés, n'est malheureusement pas spécifique à une couche sociale déterminée.
Bien qu'on ait tendance à l'attribuer à celles qui sont démunies, sous le prétexte qu'elles s'adonnent à ces pratiques répréhensibles pour subvenir essentiellement à leurs besoins vitaux, l'on occulte sciemment ou non celles qui, bien que vivant dans l'opulence, y trempent à leur manière.
Celles là y goûtent le plus souvent par luxure.
De nombreuses histoires coquines, colportées ici et là par des langues déliées, ont incité les agents de la police judiciaire de L'Ariana à établir un plan astucieux et ingénieux à la fois qui leur a permis de donner un grand coup de semonce dans le milieu.
Les nids de débauche, disséminés un peu partout dans un périmètre englobant la ville des roses et les cités huppées du voisinage proche, ayant été repérés, ils décidèrent d'effectuer des descentes qui allaient rapidement s'avérer fructueuses.
Bien entendu, certains appartements meublés, loués à prix d'or, ont été visés par cette opération d'envergure, d'autant qu'un ballet interminable de voitures luxueuses avait attiré l'attention des voisins qui dénoncèrent à la police ce curieux manège nocturne.
Il s'agissait en fait d'apartés amoureux qui comblaient à la fois et les clients de passage et les prostituées de luxe, dans des soirées tumultueuses au cours de laquelle l'alcool coulait à flot avant de céder la place à la friponnerie la plus abjecte.
Munis d'une commission rogatoire, les policiers ont investi les lieux de débauche où un joli beau monde, estimé à une vingtaine de dévoyés, s'activait jusque-là impunément, loin des regards indiscrets.
Finie la récréation.
A présent au tour de la justice d'entrer en action.
Hamadi TAZARKI