Une voiture trop " bourrée "

2008-07-18 - Le Temps
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Les agents de la douane circulant non loin de la frontière Ouest ont constaté qu'une voiture roulait vite malgré son chargement.
Ils ont jugé que ceci constituait une entrave pour le code de la route, d'une part, et dénotait du stress du conducteur, d'autre part.
Donc, ils ont décidé d'arrêter le véhicule pour un contrôle de routine.
Le conducteur était seul et tous les compartiments de la voiture étaient surchargés de casseroles, de verreries et de pneus.
Le chargement paraissait en règle et le chauffeur avait de quoi justifier son paiement des taxes douanières.
Les papiers de la voiture étaient, eux-aussi, en règle et on allait laisser passer ce commerçant trans-maghrébin lorsqu'un pneu un peu trop gonflé attirait l'attention de l'un des douaniers qui le retirait de sa cache.
Ce mouvement a entraîné une détresse très apparente chez le chauffeur.
Et cette détresse était perceptible et a amené les agents à continuer minutieusement cette fouille qui était censée être routinière.
Cet effort supplémentaire fut compensé par la découverte de sachets de drogue " zatla " enfouis dans les pneus.
Quatorze sachets de 100 grammes, chacun, ont été découverts et le chauffeur n'en revenait pas.
Il a prétendu ne rien connaître de ce trafic et qu'il était un simple transporteur de marchandises.
Mais, son passeport indiquait clairement qu'il était l'un des maillons forts d'un réseau euro-méditerranéen de trafic de drogue.
Ses déplacements n'étaient pas limités à l'Algérie et la Libye.
Il allait, aussi, au Maroc, en Espagne, en France et en Italie.
Ainsi présenté, il ne pouvait pas s'agir d'un commerçant ambulant.
D'ailleurs, l'enquête a montré qu'il était connu de la police française pour des contacts avec les milieux de la drogue.
Ecroué, il a déclaré qu'il devait amener la voiture en Libye auprès d'une personne qui allait lui donner d'autres marchandises.
Le bonhomme ne connaissait pas des noms mais, juste des adresses et des noms de code.
Il a été arrêté et fut traduit devant le tribunal où il a réitéré ses déclarations disant être un simple chauffeur.
Son avocate a demandé la relaxation de son client.
Mais, la cour n'y était pas allée de main morte et l'a condamné à vingt-cinq ans de prison et à une lourde amende.
L'accusé a interjeté appel et l'affaire sera réexaminée bientôt devant la justice.
Mahdi SELLAMI



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