Unis pour le meilleur et pour le pire ?
2008-07-20 - Le TempsLu 576 fois
Les deux fiancés avaient lié connaissance en vue d'une union durable.
Toutefois le jeune homme qui voulait faire un peu d'argent afin de faire face aux frais nécessaires pour célébrer le jour heureux n'avait pas beaucoup de ressources ni d'emploi fixe.
Et pourtant sa future épouse qui lui promit amour et fidélité était prête à l'aider à s'en sortir en contribuant aux multiples frais nécessités par la circonstance.
Cependant, avec toute la bonne volonté dont elle était animée, elle ne pouvait pas aller au-dessus de ses moyens.
Aussi était-elle prête à suivre au pied de la lettre, les instructions de son compagnon qui ne trouvant d'autres moyens pour s'en sortir, plongea dans le trafic de stupéfiants.
Il en informa sa fiancée, et lui suggéra de l'aider en procédant à la distribution cette matière aux différents amateurs.
Mais comment procéder pour s'en procurer ?
Il était en contact avec un fournisseur Maghrébin qui venait souvent le voir à cet effet.
La jeune fille qui était novice en la matière commença d'abord par y goûter, pour devenir de plus en plus accro.
C'était vraisemblablement le piège dans lequel elle tomba, pour être devant le fait accompli et être obligée de contribuer à la distribution à ceux qui en réclamaient, moyennant une contrepartie assez consistante.
Inculpés de consommation, de distribution et commerce de stupéfiants, les deux fiancés ont comparu dernièrement devant le tribunal.
La jeune fille reconnut qu'elle était accro aux stupéfiants, mais nia formellement sa participation à l'écoulement de cette matière, de quelque façon que ce soit.
Son fiancé confirma les dires de sa compagne, en reconnaissant qu'il était également un consommateur de stupéfiants, et qu'il s'en procurait d'un fournisseur Maghrébin qui n'hésitait pas à satisfaire ses demandes, moyennant une contrepartie financière.
L'avocat de la défense plaida l'absence de preuves concernant l'accusation de distribution et sollicita la clémence pour les deux accusés.
Le tribunal mit l'affaire en délibéré.