Une gentillesse teintée de mauvaises intentions
2009-04-04 - Le TempsLu 581 fois
Affable et courtois, il était très attentionné et excessivement gentil avec les enfants, et aimait souvent les inviter à dîner chez lui et leur offrir des cadeaux.
Ce quinquagénaire marié et père de famille, qui renouait sans cesse des amitiés avec des adolescents, n'avait rien de particulièrement remarquable dans son attitude et il était estimé et apprécié aussi bien par sa famille que par tous ses amis.
Sauf peut-être cette amitié excessive avec des adolescents qu'il prit l'habitude de rencontrer dans un jardin public de la place.
C'était toujours là qu'il faisait connaissance avec eux et se présentait en tant que quelqu'un cherchant à les aider par tous les moyens.
Par la suite il les invitait soit dans un café, soit chez lui.
Mais cela attira l'attention des voisins, et mit la puce à l'oreille, surtout aux parents de ces adolescents.
Car que pouvaient faire ces adolescents à son domicile ?
Ces parents inquiets, s'enquerrant de plus près, découvrirent que le quinquagénaire en question, était mal intentionné envers ces adolescents fragiles et manquant de discernement.
L'homme affable et gentil,s'avéra être un perverti qui engageait les pauvres enfants, influençables et malléables à merci, surtout à leur âge.
Ce fut du moins ce qu'avaient déclaré les parents de certains de ces adolescents, dans leur plainte, qu'ils déposèrent auprès du procureur de la République.
L'enquête qui fut menée par les agents de la brigade criminelle, aboutit à l'arrestation du quinquagénaire, inculpé d'attentats à la pudeur sur des mineurs.
Ces derniers accompagnés de leurs parents déclarèrent que le comportement de ce quinquagénaire à leur égard était indécent.
Il s'isolait avec eux, dans sa chambre, à chaque fois qu'ils lui rendaient visite à son domicile, pour abuser d'eux,
Toutefois, l'accusé niant les faits incriminés, déclara qu'il aimait les enfants et n'avait jamais manifesté d'attitude suspecte ou de gestes déplacés à leur encontre et qu'il ne les avait jamais pris à son domicile.
Il persista dans ses dénégations même après avoir été confronté par les victimes en question qui firent des dépositions de manière spontanée, surtout en décrivant de manière précise l'intérieur du domicile de l'accusé.
L'avocat de la défense plaida l'absence de preuves, les adolescents ayant été purement manipulés par leurs parents.
Il sollicita de ce fait, l'acquittement de son client, dont la bonne foi est incontestable.
Toutefois, le tribunal déclara l'accusé coupable des faits incriminés et le condamna après délibérations à deux ans de prison.
Ahmed YOUNES