Un an de prison pour un fils indigne
2009-04-05 - Le TempsLu 558 fois
C'est une regrettable affaire qu'a eu à juger dernièrement la Chambre correctionnelle, du tribunal de première instance de Tunis, et où le fils est accusé d'avoir asséné un coup de couteau à sa mère, après avoir proféré des injures.
Celle-ci avait porté plainte contre son fils, pour coups et blessures, déclarant qu'il avait un comportement odieux, lui demandant constamment de l'argent.
De plus, il est au chômage et n'a pas l'intention de chercher un emploi pour gagner sa vie, il fait semblant de n'être au courant de rien.
Sans honte, il sortait et rentrait pour lui demander quelques sous afin qu'il achète des cigarettes et s'attable dans un café.
Il s'était habitué à l'argent facile.
Sa pauvre mère n'hésitait pas à lui donner de l'argent pour subvenir à ses besoins, mais il en voulait davantage.
Malgré les nombreuses aides de sa mère, le jour des faits le fils avait tenu bon et insisté lourdement pour lui demander encore plus, car il n'avait pas le sou.
Mais sa mère lui opposa un refus net.
Elle a voulu déclara t-elle, qu'il prenne conscience de sa situation et se décide enfin à compter sur lui-même.
Mais cette nouvelle position prise par la mère le mit en colère au point que perdant son self contrôle, il avait proféré des injures, avant de saisir un couteau avec lequel il lui porta un coup qui lui généra une blessure au bras.
Affligée, la mère victime de sa propre progéniture alla directement porter plainte à la police, s'appuyant sur un certificat médical.
Elle persistait à poursuivre sa progéniture afin qu'il en tire une leçon et se rende à l'évidence.
Le jour de l'audience, la mère s'est absentée.
Quant à l'accusé, s'il regretta un comportement assez emporté envers sa mère, il nia totalement le coup de couteau dont il était accusé.
Son avocat, le soutenant affirma, que l'accusation de coups et blessures n'était pas juridiquement prouvée le lien de cause à effet n'étant pas établi.
Il finit par demander de toute façon, les circonstances atténuantes pour un fils, qui aime sa mère, mais ayant agi dans un moment de colère étant complètement désœuvré, et en état d'ivresse.
Après délibérations, le tribunal l'a condamné à un an de prison ferme.
Lamia CHERIF