Vol et falsification de chèque

2009-04-09 - Le Temps
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Le commerçant se tenait derrière la caisse de son supermarché situé au centre ville, quand un client bien habillé, l'air sérieux d'un homme aisé, se présente devant lui et lui remet un chèque.

Il a acheté quelques effets vestimentaires pour hommes et femmes, des chaussures de sport et d'autres marchandises d'une valeur globale de plus de mille cinq cent dinars.

Le commerçant a appelé aussitôt son employé et lui a demandé de lui emballer la marchandise.
Dès que ce dernier est allé pour accomplir la tâche, le commerçant l'a suivi et lui demanda d'appeler la police et de retarder l'emballage de la marchandise.
Il s'est avéré que ce client était déjà venu chez lui quelques mois auparavant.

Le commerçant s'est bien souvenu de lui.
Il a acheté chez lui des marchandises d'une valeur de deux mille dinars.
Et puisque le client n'avait pas sur lui d'argent en espèces il a préféré payer par chèque.

Le commerçant a reçu le chèque et l'a gardé après s'être assuré de l'identité du client qui lui avait présenté sa carte d'identité nationale.
Toutefois, lorsqu'il est allé à la banque, il a été surpris d'apprendre que le chèque faisait l'objet d'une enquête policière.

Il s'est avéré que le chèque appartenait à un client de la banque qui l'avait perdu avec d'autres chèques.

Alertés, les agents de la police se sont dépêchés sur les lieux.
Ils ont laissé leur véhicule un peu plus loin et se sont rendus à pied jusqu'au supermarché en question et ce pour ne pas attirer l'attention du client.

Ce dernier attendait encore que sa marchandise soit emballée.
Sans s'en rendre compte, il s'est retrouvé entouré par les policiers qui l'ont conduit au poste.
Il déclara aux enquêteurs qu'il avait fait des mauvaises fréquentations, des jeunes délinquants.
Ces derniers sont des pickpockets notoires, opérant dans les bus et les lieux publics de la ville.
Ils partageaient l'argent, revendaient les bijoux, les casquettes, les montres, les lunettes et les téléphones portables qu'ils volaient aux gens.

Les carnets de chèques et les cartes d'identité nationale étaient donnés à lui et à son complice.

Toujours avec son complice, il se rendait dans les boutiques, les supermarchés et les bijouteries pour acheter des articles précieux et les revendre avant de partager le butin.
Son complice a été épinglé chez lui.
Le duo, a été traduit devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis pour vol, falsification de chèque.
A l'audience, les deux accusés ont réitéré leurs aveux donnés lors de l'interrogatoire, et firent part de leurs regrets.

Leurs avocats sollicitèrent les circonstances atténuantes pour leur client, en demandant de prendre en considération leur jeune âge et leur situation sociale.
La cour appréciera.
Lamia CHERIF



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