Il a préféré la prison au mariage

2009-04-09 - Le Temps
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La Chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a eu à juger une affaire de viol coups et blessures et menaces à l'arme blanche.
Le président ouvre, le dossier et appelle le nom de l'accusé qui était au banc des accusés.
La tête baisse, celui-ci avance vers la barre.

En fait l'histoire s'est déroulée à la maison de la victime.

Elle n'a jamais mis ses pieds à l'école, ni ne s'était éloigné de sa ville et sa mère.
Elle a passé tous ses vingt-cinq printemps parmi ses parents, ses frères et sœurs.

Seulement, elle était renfermée sur elle- même.
Elle était toujours accompagnée par sa famille.

Au fil du temps, elle sortait pour le travail et fit la connaissance d'un jeune homme.
Une relation s'est tissée entre les deux et ils sont devenus inséparables.
Le jeune homme, qui tomba amoureux d'elle décida de la demander en mariage.
Elle était pleine de joie, et ils sont devenus des fiancés.

Il lui rendait visite de temps en temps en attendant la nuit de noces programmée pour cet été.
Seulement l'irréparable est arrivé.

Devant la cour, elle affirma que le jour des faits elle était seule à la maison, ce matin, quand son fiancé l'a rejointe.

De coutume il était, à ce moment, à son boulot.
Elle l'a fait entrer bien que ses parents fussent absents.
Dépassant le seuil, il lui a demandé de fermer la porte.

Elle a refusé prétextant que ses parents sont absents.
Mais il a accompli lui-même la tâche avant de lui demander son avis d'abuser d'elle.
Elle l'a supplié de la laisser tranquille.
Mais en vain.

Il était comme un chien enragé.
Il a brandi un couteau et a menacé de la blesser si elle ne lui obtempère pas.

Craignant qu'il ne passe à l'action, elle l'a laissé faire.
Puis il l'abandonna par la suite, il a rebroussé chemin à son travail comme s'il n'avait rien commis.

Mais l'accusé a donné sa version des faits niant tout devant la cour.
Il a affirmé n'avoir jamais attaqué le domicile de la famille de sa fiancée, ni de l'avoir violée et ni de l'avoir menacée à l'arme blanche.

Pour s'assurer de la véracité des déclarations du mis en cause, la cour lui a demandé s'il était prêt à épouser la victime.
Il a refusé le mariage.

Son avocat demanda le report de l'affaire afin de préparer les moyens de la défense.
L'affaire a été reportée à une date ultérieure.
Lamia CHERIF



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