La victime poussée par l'accusé ?

2009-04-11 - Le Temps
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L'agent immobilier, la victime en l'occurrence, était intervenu à l'origine auprès de l'accusé en tant qu'ayant droit, étant muni d'un acte de justice, tendant à l'expulsion d'une dame pour non-paiement des loyers dus.
L'accusé n'avait donc rien à y faire.
Mais l'agent immobilier était seulement venu se renseigner auprès de lui, sur cette dame, qui était sa voisine.
Mais la manière n'avait peut-être pas plu à l'accusé qui a pris la mouche et le ton montant, il repoussa la victime qui tomba sur le sol et fut de ce fait grièvement blessée.
Une plainte pour violences graves a été déposée contre le supposé agresseur, qui se trouva impliqué devant la chambre criminelle le taux des dommages subis par la victime ayant été évalués par l'expert désigné par le juge d'instruction à 20%.
Ce qui qualifie l'infraction, sur le plan pénal, de crime.
Il fut condamné en première instance sur cette base.

Or la victime décéda entre temps.
Ce qui amena le parquet ainsi que les avocats de la partie civile, à interjeter appel, conséquemment à la requalification de l'infraction en homicide involontaire.
L'accusé qui comparut dernièrement devant la cour, nia totalement avoir agressé la victime de quelque manière que ce fut.
Il affirme en tous les cas, qu'il n'avait pas repoussé le défunt agent immobilier, qui, précisa-t-il, s'appuyait sur une canne, le jour des faits, et qu'il avait tout simplement trébuché avant de tomber.
Toutefois, l'avocat de la partie civile observa que la victime avait bien une canne, qui l'aidait à marcher puisqu'il avait subi une opération chirurgicale, auparavant, sur ses orteils.
Quant à l'avocat de l'accusé, il sollicita le renvoi de l'affaire à une date ultérieure afin de réunir les éléments de sa défense, et la cour acquiesça à cette demande.
Ahmed YOUNES



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