Escroquerie au mariage

2009-04-13 - Le Temps
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Une grande dispute en pleine rue entre deux jeunes filles a attiré l'attention d'une patrouille de police.
Allant aux nouvelles et remarquant que les deux protagonistes n'ont pas lâché prise, les agents de la brigade criminelle finirent par les embarquer au poste de police.
L'enquête préliminaire a révélé que les deux jeunes filles se partageaient la sympathie d'un même homme de 32 ans, employé de société.
Ce dernier avait promis le mariage à toutes les deux et chacune accusait l'autre d'être une intruse et une " voleuse " d'homme.
Jusqu'à ce niveau de l'enquête, c'était une bagarre banale entre deux jeunes filles pour séduire au mieux un garçon, ce qui ne pouvait faire objet d'un délit.
Seule la dispute pouvait en constituer un si jamais l'une d'elles, voire les deux, décidait de porter plainte.
Mais, l'affaire avait pris une autre tournure lorsque celle qui prétendait être en voie de se fiancer avec le jeune homme, déclara à la police avoir donné 3.500 dinars à son soupirant pour accélérer les procédures des fiançailles.
Du coup, elle accusait l'autre jeune fille de lui prendre sa place, et d'être par là même, un obstacle pour son bonheur.
Or la deuxième jeune fille alléguait qu'elle était également en cours de se fiancer avec le même jeune homme, et qu'elle lui avait donné cinq mille dinars.
C'était ainsi que le pot aux roses fût découvert.
Et de rivales, les deux jeunes filles étaient devenues des victimes et ont porté plainte conjointement contre celui qui était naguère leur prince charmant.
Interpellé, ce dernier nia formellement les faits qui lui étaient reprochés.
Il reconnut connaître effectivement les deux jeunes filles.
Mais, selon lui, il n'y avait jamais eu une question d'argent entre eux.
Or, l'une des filles avait présenté pour preuve de ce qu'elle avança, une attestation d'un virement bancaire au profit du jeune homme.
Interrogé sur l'objet de cette transaction, il a prétendu qu'il s'agissait d'un prêt que la jeune fille n'avait fait que restituer.
Pis encore, le jeune homme a affirmé que cette fille lui devait encore deux mille dinars.
Là, l'histoire se transformait en un véritable imbroglio où il n'y avait point de preuves.
Le jeune homme a été laissé en liberté et l'affaire a été transférée devant la justice.
Par ailleurs, l'accusé a déclaré devant le juge d'instruction qu'il avait déjà porté plainte contre l'une des filles pour recouvrer les deux mille dinars.

Mahdi SELLAMI



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