Le doute le mène à une tentative de meurtre

2009-04-22 - Le Temps
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La tentation était forte La victime et l'accusé se connaissent de longue date.
Ils ont déjà pris l'habitude de se visiter mutuellement.
Ils organisaient fréquemment des dîners bien arrosés dans leurs domiciles réciproques.
Toutefois, l'un d'eux était marié et il commença, au fil des jours, à douter qu'une relation coupable se tramait entre son meilleur ami et sa jeune épouse.
Son doute prenait son origine dans le fait que les visites de son ami devinrent de plus en plus fréquentes, surtout pendant son absence.
L'accusé décida d'élucider cette situation et il invita son ami chez lui pour une explication.
En cours de soirée, l'époux fit part à son ami de ses doutes quant à la nature de la relation qui le liait à son épouse.
Le jeune ami imperturbable, lui annonça, qu'effectivement il avait des relations amoureuses avec son épouse, et que c'était tout à fait du droit de celle-ci d'entretenir une relation avec celui qu'elle désirait.
Ebahi et pris d'une colère indescriptible, le mari se saisit d'une clé anglaise trainant sur le sol et il asséna à son compagnon plusieurs coups sur la tête.
Ce dernier essaya de s'enfuir mais le mari le rattrapa en pleine rue et lui porta d'autres coups à l'aide de la même clé.
Le jeune homme a perdu conscience et s'est affaissé sur le sol gisant dans son sang.
Il a été transporté aux urgences où il a été opéré.
L'accusé a été arrêté.
Il a reconnu son geste en affirmant avoir agi sous le coup de la colère.
L'instruction de l'affaire a abouti à son accusation d'une tentative de meurtre.
Il sera traduit devant un tribunal pour répondre de son délit.

La tentation était forte
Dans cette affaire examinée dernièrement par la cour de première instance de Tunis, un quadragénaire est accusé de détournement de fonds par son employeur.
Celui-ci déclara en effet qu'il lui avait confié la charge de déposer une somme de dix mille dinars à la banque.
Pourtant, cet employé n'était ni comptable, ni caissier, mais un simple chauffeur de camion.
Il n'avait donc pas l'habitude de manipuler de l'argent.
Du coup, il céda à la tentation de mettre main-basse sur cette somme d'argent d'autant plus qu'il passait par une crise financière et devait faire face à de multiples dépenses.
Le chauffeur a été interpellé.
Il a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a fait part de ses regrets.
Il a été arrêté et traduit devant un tribunal.
A l'audience, il réitéra ses aveux et sollicita la clémence du tribunal.
Son avocat présenta, par ailleurs, un écrit de la part de l'employeur dans lequel celui-ci déclarait qu'il renonçait aux poursuites judiciaires envers son employé, d'autant plus que celui-ci lui avait restitué les dix mille dinars en question.
L'affaire a été mise en délibéré.
Mahdi



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