Reconnu par sa victime
2009-04-28 - Le TempsLu 603 fois
Lorsqu'il a croisé le jeune homme attablé dans un café, il s'est vite rappelé de son visage.
Il était sûr qu'il l'avait croisé quelque part.
Mais, ca n'a pas pris beaucoup de temps, puisqu'il s'est vite rappelé qu'il s'agissait de son agresseur.
Il n'a pas pu oublier son visage resté gravé dans sa mémoire.
Le visage appartenait à celui qui lui avait arraché son portefeuille contenant la somme de quatre vingt dinars et un téléphone portable.
Il ne pouvait pas l'oublier.
Ce jeune gaillard accompagné d'un deuxième l'avait abordé de face, armé d'un couteau et le menaçant de mort s'il faisait signe de secours.
Quand au deuxième il lui a tordu le bras.
La victime n'a pas pu réagir.
Mission accomplie, les deux agresseurs ont prit la fuite.
La jeune victime, s'est dirigé vers le premier poste de police où il a raconté sa mésaventure et donna le signalement de ses agresseurs.
Quelque temps après, et passant par un café, la victime a aperçu l'un des agresseurs qui sirotait une boisson, et apparemment épiait une autre proie.
Dés lors il précipitait le pas vers le premier poste de police où il déclara aux agents qu'il avait trouvé l'un des deux agresseurs.
Dépêchés sur les lieux, les agents de la police ont pu arrêter le suspect.
Interpellé, il avoua plusieurs agressions.
Le jeune homme a essayé de nier prétendant qu'il ne travaillait pas dans le coin l'année précédente.
Mais, pressé de questions, il a fini par avouer les deux forfaits.
Il a même avoué d'autres vols qui s'étaient déroulés de la même manière.
Il a été arrêté et traduit devant le tribunal.
A l'audience, il a nié tout en bloc les faits qui lui étaient reprochés, le juge lui a rappelé ses aveux lors de l'interrogatoire de police et devant le juge d'instruction.
Il déclara qu'ils étaient extorqués.
Il clama son innocence, affirmant qu'il connaissait la victime, elle travaillait avec lui, et il s'agit d'un coup monté, et d'un règlement de compte entre les deux.
Son avocat soutint son client demandant de la cour son acquittement pur et simple.
L'affaire a été mise en délibéré.
Lamia CHERIF