« Brûlante » admonestation
2009-05-06 - Le TempsLu 615 fois
On comprend bien qu'une mère, se prévalant de son droit de regard sur sa progéniture, entende bien l'admonester dans le cas où celle-ci dévie du droit chemin, en allant à l'encontre de ses directives et de ses conseils.
Cependant de là à lui faire payer une faute mineure à un tarif bien fort, en lui administrant, la plus cruelle des corrections, cela devient de l'abus, dans tous les sens de ce terme.
Cette mère a, en effet, dans le cas d'espèce, abusé de son droit en tant que mère et tutrice légale de cette jeune fille encore écolière, pour avoir fait l'école buissonnière.
Elle lui a fait croire qu'elle était aller en classe, alors qu'elle a été chez son amie, toute une matinée durant.
Le lendemain en allant à l'école, la fillette avait des traces de brûlures aux mains et à l'une de ses jambes.
L'enseignant qui constata cet état de fait le signala à la directrice de l'école.
Celle-ci alerta les autorités, après avoir soumis la jeune victime à des soins médicaux.
Le médecin traitant lui prescrivit un repos de 15 jours.
Une enquête fut confiée à la brigade de protection des mineurs, qui interpella la mère en question, laquelle reconnut qu'elle avait agi sous l'emprise de la colère en voulant admonester sa fillette.
Inculpée de violence sur mineure, l'accusée réitéra ses déclarations devant le tribunal de première instance de Tunis, où elle comparut dernièrement, confuse et regretta son geste en sollicitant la clémence du juge.
Elle fuit condamnée après délibérations, à six mois de prison, assortis toutefois du sursis.
A.Y.