Flagrant délit d'adultère
2009-05-07 - Le TempsLu 629 fois
Une fois par an, un ressortissant tunisien établi en France, rendait visite à son épouse installée à Tunis ou lui envoyait l'argent dont elle avait besoin.
L'information que lui avait communiquée sa mère, par téléphone, l'avait perturbé et l'avait rendu hors de lui.
Ta femme te trompe avec un jeune homme, lui a-t-elle dit au téléphone.
Est-ce que cela est vrai? Si ce n'était pas sa mère qui lui a révélé ce secret, il pourrait en douter.
Sa mère ne pouvait pas lui mentir afin de détruire son foyer.
D'autant plus que c'était elle qui lui a choisi son épouse.
Cela remonte à cinq ans.
Rongé par la solitude depuis plusieurs années, ce ressortissant tunisien a pensé à se marier.
En plus, il était déjà temps pour fonder un foyer et d'avoir des enfants puisqu'il avait atteint son trente-quatrième printemps.
Il retourna chez lui pour choisir sa future épouse.
Après avoir fait sa connaissance, il a célébré la nuit de noces en famille.
Puis il informa son épouse qu'il ne pouvait pas l'emmener avec lui en France.
Il lui a expliqué que ses conditions de vie en France ne le lui permettraient pas.
La solution était qu'elle devait rester avec sa mère.
Pour elle, c'était une solution qui ne lui convenait pas.
De retour en Tunis l'année suivante, en été il rejoignit son épouse, pour la deuxième fois depuis leur mariage.
Elle lui a exprimé son désir de travailler, parce qu'elle ne pouvait plus supporter de rester prisonnière entre quatre murs.
Il lui a alors permis de travailler.
C'est à cette occasion qu'elle a entretenu une relation amoureuse avec un jeune homme.
Depuis, elle passait même des nuits hors de chez elle.
De bouche à oreille, sa belle-mère a été informée que sa belle-fille trompait son mari.
Elle informa son fils au téléphone, celui-ci débarqua à l'improviste pour épier sa femme.
Il a remarqua qu'elle s'apprêtait à rentrer au domicile où elle passait de bons moments avec son amant, et alerta la police.
L'épouse et son amant ont été traduits devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis.
Le mari maintint sa plainte parce qu'il était convaincu que sa femme était opportuniste.
Lamia CHERIF