Tragique parricide
2009-05-29 - Le TempsLu 538 fois
L'accusé dans cette affaire est un jeune homme à la personnalité fragile et à la situation précaire.
Vivant à la charge de ses parents, il n'avait ni ressources ni emploi fixe.
Il était dépressif et accro aux psychotropes.
Aussi était-il devenu de plus en plus vulnérable, et il ne supportait pas les remontrances de son père qui l'incitait à chercher du travail et penser à son avenir en cessant de vivre en bohémien et mener un rythme qui se contredisait avec sa situation réelle.
Il ne cessait cependant de réclamer de l'argent à son père ce qui engendrait des disputes au cours desquelles ce dernier s'emportait, à cause de cette attitude inconsciente de sa progéniture.
La mère souffrait de cette ambiance de tension quotidienne, mais, essaya de ménager un mari âgé et malade et un fils dépressif.
Le jour du drame, elle était sortie pour faire quelques courses.
En rentrant à la maison, elle fut surprise de voir son mari, évanoui et étendu sur le sol, le visage ensanglanté.
Elle ne put réaliser ce qui s'était passé, et essaya de s'enquérir auprès de son fils qui fit entre-temps irruption.
Mais ce dernier n'a pas bronché, en se contentant d'aider sa mère à transporter le pauvre vieillard à l'hôpital.
Placé sous soins intensifs.
Le fils retourna à l'hôpital le lendemain, pour récupérer son père, qui était à ses derniers moments, ayant développé une hémorragie cérébrale.
Ce fut pour cette raison d'ailleurs, que le médecin autorisa sa sortie, afin de le laisser mourir en paix, chez lui.
Le procureur de la République informé par l'hôpital de l'état dans lequel le vieil homme a été reçu ordonna une autopsie, qui révéla que sa mort n'était pas naturelle.
Il ressortit d'après l'enquête menée par les agents de la brigade criminelle, que la victime a été agressée par son fils.
Ce fut la mère qui déclara en effet, aux enquêteurs qu'elle soupçonnait son fils violent et dépressif, qui se disputait constamment avec son père.
Interpellé, le fils en question reconnut qu'il eut une discussion houleuse avec ce dernier, au cours de laquelle il perdit son sang froid et roua son père de coups.
Il ajouta qu'il avait agi sous l'effet de psychotropes.
Inculpé d'homicide volontaire sur la personne de son père, il fut condamné en première instance à la prison à perpétuité.
Il interjeta appel et comparut dernièrement devant la cour.
La suite des débats a été renvoyée à une date ultérieure, tandis que l'accusé réitéra ses déclarations données en première instance.
Ahmed YOUNES