Il vole son patron pour payer les frais de son voyage
2009-08-12 - Le TempsLu 553 fois
La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a eu à juger une affaire d'abus de confiance dans laquelle sont impliqués deux jeunes hommes pour abus de confiance et vol.
Un seul accusé a comparu en état d'arrestation pour répondre de son acte, quant au deuxième il est en état de fuite.
Il ressort des faits qu'un jeune entrepreneur étant l'accusé principal dans cette affaire, a travaillé pendant quelques mois dans un chantier.
A la fin du travail, il se trouva en chômage, alors il s'est dirigé vers son employeur le sollicitant de l'embaucher dans son nouveau restaurant.
Quelques temps après, le patron s'aperçut que le nouvel employé n'est pas digne de confiance, il s'absente pour n'importe quelle raison.
C'était la raison pour laquelle, il fut renvoyé de son nouveau travail et s'est trouvé dans la rue.
Il avait noué connaissance avec des amis qui s'apprêtaient à quitter le pays clandestinement, l'un de ses amis lui demanda la somme de 800 dinars s'il voulait participer à ce voyage.
Il ne trouva autre solution que de voler la camionnette de son patron.
Le jour des faits, il épia son patron qui entra au restaurant.
Dans un moment d'inattention il s'introduit et prit les clefs de la voiture avant de quitter les lieux comme si de rien n'était.
En découvrant la disparition des clés et le vol du véhicule, le patron a vite compris que son ex-employé était l'auteur du larcin.
Arrêté et interrogé il avoua les faits déclarant que son ami l'a incité à voler le véhicule pour payer les frais de son voyage.
Il ajouta que son ami s'est chargé de la vente du véhicule et lui a donné la somme de 800 dinars.
Inculpé d'abus de confiance, de vol et complicité, l'accusé a comparu seul en état d'arrestation et réitéra ses aveux, faisant part de ses regrets.
Son avocat plaida les circonstances atténuantes pour son client affirmant que le vol a été commis après le renvoi de son client et sur cette base il demanda de requalifier les faits et les considérer comme étant un simple vol.
L'affaire a été mise en délibéré.
Lamia CHERIF