Accusation et contre-accusation
2009-08-23 - Le TempsLu 530 fois
L'accusé dans cette affaire est jugé par la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis pour consommation, détention et écoulement de produits stupéfiants.
Celui -ci avait résidé pendant 2 ans dans un pays Européen, où il a noué des relations avec des amis tunisiens et étrangers.
C'est ainsi qu'il avait fait la connaissance d'un jeune homme qui s'adonnait à la drogue.
A la longue l'accusé dans cette affaire est devenu lui même un accro à cette matière.
De retour en Tunisie, l'accusé, se fit épingler par la brigade des stupéfiants.
Fouillé, lors d'un contrôle de routine par un agent qui a quelque peu douté de son comportement, il avoua spontanément sa dépendance à la drogue, d'autant qu'on a trouvé dans ses poches une plaque de stupéfiants.
Arrêté et conduit au poste de police, il a confirmé qu'il s'adonnait à la drogue qui lui est vendue pour la somme de 5 dinars par une vieille connaissance rencontrée à l'étranger, dont il donna le signalement ainsi que son identité.
Lors de la confrontation, ce dernier a nié tous les faits qui lui sont reprochés.
Il soutint à la barre qu'il n'a aucune relation avec celui qui l'accuse, sauf peut être qu'il l'avait connu quand il était à l'étranger.
Ca n'empêche qu'il avoua la consommation de drogue mais il réfuta complètement l'accusation de trafic de cette matière.
Les analyses auxquelles il a été soumis confirmèrent sa dépendance à la drogue et c'est pour cette raison qu'il fut inculpé de détention, consommation et trafic d'une matière stupéfiante classés au tableau " B ".
A l'audience, il soutint toujours ses dénégations concernant le trafic clamant son innocence.
Son avocate insista sur le fait qu'on ne peut pas tenir compte des aveux recueillis par un accusé à l'encontre d'un autre.
Et demanda sur cette base l'acquittement de son client surtout qu'il n'y a pas de preuve tangible l'inculpant de trafic.
Concernant la consommation elle sollicita du tribunal les circonstances atténuantes.
L'affaire a été mise en délibéré.
L.C