Violences graves
2009-08-29 - Le TempsLu 581 fois
Les querelles familiales sont monnaie courante.
Tous les foyers les ont connues avec plus ou moins d'intensité, mais les tensions finissent par s'apaiser avec la volonté commune de continuer le chemin que le couple s'est tracé avant le mariage.
Toutefois, des couples hors norme sont parfois enregistrés.
Ce sont alors séparations et même tribunaux.
C'est le cas de ce couple dans cette affaire, qui s'était juré fidélité, amour et bonheur.
Quatre ans ont passé avec leurs heurs et malheurs, des hauts et des bas, mais point de naissance de l'ange tant souhaité qui aurait pu consolider ce couple.
Les deux conjoints souffraient en silence de cette situation et cela se reflétait certainement sur leurs caractères qui sont devenus de plus en plus agressifs pour la moindre des choses.
Les clashs se multiplièrent, les insultes aussi.
La violence était principalement le fait du mari qui ne pouvait concevoir vivre sans progéniture.
Il rejetait la responsabilité de la stérilité du couple sur sa pauvre épouse, qui pour mettre fin au calvaire qu'elle endurait, quitta le foyer conjugal pour aller se réfugier chez son frère.
Toutefois l'époux n'était pas capable de vivre loin de sa femme.
Il ressentait une nostalgie terrible qui l'a poussé à essayer de s'en rapprocher.
Il déploya alors des efforts considérables pour la ramener au bercail.
Il n'y parvint pas.
Voulant la récupérer par tous les moyens, il passa aux menaces, au harcèlement téléphonique.
Il la rechercha un peu partout jusqu'au jour où il la dénicha chez son frère.
Bien entendu, il fit un saut pour la retrouver et tenter de la convaincre d'accepter de revenir au foyer conjugal en usant la menace.
C'et alors que l'épouse avec son frère donnèrent une vraie raclée au pauvre époux qui l'a échoué à l'hôpital.
Accusés de violences graves, l'épouse et son frère ont comparu devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis pour répondre de leur acte.
Ils furent condamnés par défaut à 6 mois de prison chacun.
Ils formulèrent opposition et comparurent devant le tribunal pour réitérer leurs déclarations.
Pour sa défense le frère a soutenu avoir volé au secours de sa sœur qui a été violemment attaqué par son époux.
Leur avocat a demandé l'acquittement affirmant que ses clients ont agi sous l'emprise de la colère.
Il présenta également un désistement signé du mari.
Après délibération, les deux accusés ont été acquittés.
Lamia CHERIF