Unis pour le meilleur et pour... le vol !
2009-11-14 - Le TempsLu 500 fois
Les deux époux, accusés de vol qualifié dans la présente affaire, étaient employés chez un agriculteur dans une ville du Cap Bon.
Le mari travaillait à la ferme alors que son épouse était engagée en tant qu'aide ménagère, chez ce même employeur.
Cependant un malheureux concours de circonstances fit que les deux époux ont été licenciés et cet évènement a été la cause de tous les problèmes.
Avaient-ils pensé à se venge ? Si l'on sen tient aux déclarations de l'époux, ce serait sa femme qui aurait tout mis au point, pour commettre seule ce vol d'une somme plus de 4 mille dinars.
Il était difficile pour le tribunal d'écouter pour le moment, l'autre son de cloche, l'épouse étant en fuite.
Si l'on s'en tient aux faits, tel qu'il ressort du rapport des enquêteurs, le propriétaire de la ferme, s'était aperçu de la disparition de cette somme, ultérieurement au licenciement des deux époux qui travaillaient chez lui.
Ces derniers ce seraient introduits par effraction dans la ferme, dont ils connaissaient les coins et les recoins à la et ce, après avoir escaladé la clôture en fer forgé, et traversé le jardin, avant de pénétrer à l'intérieur de la maison , où logeait le fermier avec sa famille.
Ce couple avait choisi le moment propice où il n'y avait personne dans ladite ferme pour y pénétrer et commettre leur forfait.
En tout état de cause , le propriétaire, soupçonnant aussi bien la jeune dame que son époux, porta plainte contre eux en persistant plus que jamais à les poursuivre, étant convaincu qu'ils avaient agi par dépit et pour se venger.
Cependant ,l'époux n'a pas été constant dans ses déclarations entre l'enquête préliminaire et le tribunal.
Il avait en effet déclaré au départ qu'il était complice de son épouse dans ce vol sur lequel ils s'étaient mis d'accord préalablement.
Toutefois devant le tribunal, il retourna casaque, en niant totalement d'avoir participé à cette opération rejetant l'entière responsabilité sur son épouse, laquelle brilla par son absence.
L'avocat de la défense, soutenant son client, affirma que l'absence de l'épouse, ne peut que prouver la mauvaise foi de cette dernière.
Ce fut la raison pour laquelle il sollicita le report de l'affaire à une date ultérieure afin d'entendre l'épouse, qui est pour le moment, considérée en état de fuite, et encourt une peine par défaut.
Le tribunal acquiesça à la demande de la défense en renvoyant l'affaire à une date ultérieure.
Ahmed YOUNES