Ouvriers de chantiers sans gêne
2009-11-15 - Le TempsLu 1040 fois
Irrités par le bruit qui provenait d'un chantier tout près de leur demeure, le père accompagné de son fils se sont dirigés vers le chantier aux environs de 14H afin de demander aux ouvriers de cesser de parler fort et de diminuer le son provenant d'un émetteur radio.
Faisant mine de les ignorer, les ouvriers n'ont même pas daigné les écouter et continuaient sur leur lancée.
Devant ce comportement, le père et le fils ont insulté tous les présents en les traitant d'impolis.
Une bagarre allait éclater n'eut été l'intervention du propriétaire des lieux qui a calmé tout le monde.
Ils sont rentrés chez eux après la promesse qui leur a été faite de tout faire pour qu'ils ne soient plus dérangés par le bruit.
Une fois chez lui, le fils s'est rendu compte de la disparition d'un petit pendentif qu'il portait avec une chaînette en or.
Il est retourné accompagné de son père pour essayer de le trouver étant sûr de l'avoir perdu lors de l'altercation qu'il a eue avec un maçon.
Ses recherches étaient vaines puisqu'il n'a rien trouvé.
Du coup il a accusé les ouvriers de lui avoir volé son bien, et c'était le début d'une rixe qui a éclaté.
Conséquences : le jeune Hamza le fils, s'est retrouvé avec un taux d'incapacité physique de 25%.
Résultat d'une expertise médicale.
Le père est allé de suite déposer une plainte à l'encontre de celui qui a porté un coup avec une barre de fer qui a atteint son fils au niveau du crâne.
Abdelkader, a été reconnu comme étant l'agresseur Il a été inséré dans un groupe d'ouvriers.
Le fils a pu le reconnaître .
Il a été traduit devant la chambre criminelle du tribunal de 1ère instance de Tunis, inculpé d'avoir porté coups et blessures graves qui ont provoqué une incapacité physique supérieure à 20% à l'encontre de Hamza.
L'inculpé a nié avoir agressé Hamza.
Il a prétendu ne pas être au courant de la bagarre qui a éclaté puisqu'il travaillait sur une machine ponceuse.
Le bruit de la machine ne pouvait lui permettre d'écouter ce qui se passait aux alentours.
Son avocat bien que n'épousant pas la version de son client, a axé sa plaidoirie sur le résultat de l'expertise médicale.
Il a porté à la connaissance du juge qu'une blessure de 2cm de profondeur ne pourrait être la cause d'une incapacité partielle.
A ce titre, il a prié la cour d'ordonner une 2ème expertise médicale avant le prononcé du verdict.
Après délibération la cour a condamné Abdelkader à 4 ans de prison ferme et 5000 Dinars de dédommagement et 1000 Dinars d'amende.
CBD