La main à la pâte
2009-11-23 - Le TempsLu 475 fois
Il travaillait dans une boulangerie et avait pour tâche, essentiellement de distribuer le pain.
Ce jeune homme avait pourtant gagné la confiance de son employeur et se montra bien méticuleux.
Il remettait quotidiennement à son employeur l'état des ventes ainsi que la recette correspondant au nombre de pains vendus.
Toutefois, passant par une gêne financière, il céda à la tentation, en prélevant à plusieurs reprise,une partie de la recette qu'il gardait pour lui.
Le boulanger constata, à son grand étonnement, en procédant à une vérification des comptes, qu'il manquait la somme de 2 mille dinars.
Soupçonnant le jeune homme, il s'empressa de porter plainte contre lui en déposant une requête auprès du procureur de la République.
Interpellé, par les agents de la brigade criminelle, le jeune employé nia les faits incriminés, en déclarant qu'il rendait compte à son employeur de l'état des ventes ainsi que de la recette totale, en fin de chaque journée, avant de quitter la boulangerie.
Il précisa que la somme qui manquait représentait les crédits que faisait son employeur lui-même à certains clients.
Devant le tribunal de première instance de Grombalia où il comparut pour abus de confiance, l'accusé réitéra ses déclarations données au cours de l'enquête préliminaire, ainsi que devant le juge d'instruction.
L'avocat de la défense plaida l'absence de preuves du détournement, affirmant que l'employeur était d'accord au départ pour faire crédit à certains de ses clients, et le jeune homme n'avait fait qu'appliquer ses directives à la lettre.
Mais certains clients récalcitrants avaient failli à leurs engagements.
Il s'est alors retourné contre le jeune homme, en l'accusant de détournement.
L'avocat de la défense conclut à l'innocence de son client, en demandant sur cette base au tribunal de prononcer l'acquittement de l'accusé.
Quant à l'avocat de la partie civile, il se fonda sur le rapport de l'expert-comptable, constatant qu'il y avait bel et bien un déficit de plus de deux mille dinars, qui se sont volatilisés.
L'affaire a été renvoyée à une date ultérieure à la demande de l'avocat de la défense qui demanda à prendre connaissance du rapport d'expertise.
A.Y.