Un éducateur agressé par une élève

2010-09-01 - Le Temps
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C’est une affaire inquiétante dans la mesure où l’agression est devenue pour la plupart des gens la seule solutionau règlement de leursproblèmes.
Ceci concerne même les relations entre élèves et éducateurs. Un surveillant général d’un établissement scolaire a déposé plainte contre une élève appartenant à un autre établissement relatant qu’il était dans son bureau quand la fille a fait irruption dansson bureau dans un état hystérique.
Il s’est levé et a essayé de la calmer.
La réaction de la jeune fille était de lancer son cartable en pleine figure du plaignant ce qui lui a causé une légère blessure avec la perte de ses lunettes de vue.
Quand il a essayé de la retenir elle l’a poussé d’une manière assez musclée ce qui a causé sa chute.
Tout de suite après, la jeune élève est entrée au bureau du Directeur et de là elle a appelé son père par téléphone. Le père, arrivé à la hâte, au lieu d’essayer de calmer sa fille et la gronder pour ce qu’elle venait de faire, il l’a soutenue débitant un lot de mots injurieux et orduriers contre le surveillant général. Appelés à s’expliquer aux locaux de la police, le père et la fille ont nié les faits.
La fille a déclaré qu’à sa sortie de son école, elle a été surprise par l’attitude de trois jeunes élèves qui ont essayé de l’importuner.
Elle a couru en direction de la deuxième école et a pénétré au bureau du surveillant voulant s’abriter en attendant son père.
Elle a déclaré avoir juste poussé le responsable et a complètement nié l’avoir agressé.
Quant au père il a nié avoir insulté le surveillant général. Ils ont été traduits devant une chambre correctionnelle du tribunal de Tunis qui les a condamnés.
Le pèrea écopé de six mois de prison ferme pour outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions.
La jeune fille a écopé de trois mois ferme pour le même motif ainsi que l’agression. Ayant fait opposition ils ont comparu devant la cour d’appel présentant des excuses et expliquant qu’ils sont innocents des accusations portées à leur encontre. Les avocats ont plaidé l’innocence de leurs clients et ont mis tout cela sur le compte d’un malentendu survenu dans un moment où la jeune élève avait tellement peur d’être agressée par ses collègues qui n’ont fait que l’importuner et avait surtout besoin de quelqu’un pour la soutenir. Après les délibérations la cour a confirmé le premier jugement. CBD



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