Mauvaise compagnie
2010-09-17 - Le TempsLu 483 fois
Les deux amis avaient pris l’habitude de s’adonner à la dive bouteille à chaque fois où ils avaient la possibilité de le faire.
Le soir des faits, l’un des deux, un vrai pro en matière de cambriolage, a proposé à son compagnon d’aller voir du côté de l’avenue.
Il connaît le cabinet d’un expert comptable situé au 3ème étage d’un immeuble non gardé.
Il a expliqué à son ami que pour lui, la cambriolec’était unjeu d’enfants.
Persuadés qu’ils pouvaient agir sans aucune crainte, les deux acolytesse sont dirigés vers l’endroitvisé .
Comme cela a été prévu par celui qui a eu l’idée, ils ontpénétré dans les lieux par effraction.
Ils sont parvenus à déroberla somme de cinq cents dinars ainsi que plusieurs chèques libellés et signés.
Le lendemain l’expert comptable au moment où il allait ouvrir a découvert que la serrure étaitfracturéeet la porte ouverte.
Constatantle vol, il a fait appel aux auxiliaires de la justice qui ont procédé aux constats d’usage en relevant les empreintes susceptibles de les aider à connaître le coupable.
En effetils ont puconnaître l’identité des deux malfaiteurs dont l’un d’eux a été arrêté alors que l’autre est instamment recherché.
Interrogé, l’inculpéa reconnu avoir passé toute une partie de la soirée chez son amiet que ce dernier lui a proposé de l’accompagner car il avait l’intention de cambrioler un bureau d’un expert comptable.
Il a déclaré que sous l’emprise de l’alcool, l’idée n’était pas pour lui déplaire.
Il a en effet accompagné son ami et ensemble ils ont commis le vol
Il a été traduit en état d’arrestation devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance qui l’a condamné à une peine d’une année de prison ferme.
Il a fait opposition et a été traduit de nouveau devant la cour d’appel.
Devant le juge il a reconnu les faits et a sollicité la clémence.
Son avocat a déclaré que son client a avoué depuis son premier interrogatoire avoir commis ce délit, et qu’il a regrette son acte accompli sous l’emprise de l’alcool.
Après les délibérations, les juges ont adhéré à la demande de l’avocat.
Ils ont toutefois confirmé le premier jugementquant àla culpabilité de l’accusé en ramenantla peine de prisonprononcée en première instanceà 8 mois période déjà purgée par l’inculpé.
Le juge l’a mis en garde contre toute récidive.
CBD