Passage à tabac

2010-09-22 - Le Temps
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Une histoire folle, on en convient volontiers, d’autant que le pauvre passant, la victime autrement dit, ne connaissait nullement ses bourreaux qu’il rencontrait pour la première fois.
De même pour ces derniers qui n’ont pas hésité à reconnaître qu’ils n’avaient jamais vu leur victime.
Pourquoi, donc, cette agression gratuite qui a failli coûter la vie à un innocent jeune homme ? Mystère. En tout état de cause, l’affaire a commencé lorsqu’un jeune homme, vingt-six ans, a été admis par le service des urgences d’un établissement hospitalier de la capitale dans un état critique.
Les soins intensifs auxquels il a été soumis l’ont cependant sauvé pratiquement d’une mort certaine.
Sauf qu’il a dû être gardé en réanimation pendant un bon bout de temps.
Le temps d’ailleurs qui a donné à croire aux agresseurs qu’ils l’ont échappé belle et qu’ils ne seront plus inquiétés. Or, dès le moment où il a pu dialoguer avec les siens, sa mère notamment, le jeune homme n’a pas manqué de lui raconter sa mésaventure, ou plutôt l’agression dont il fut victime.
Aussi, la mère s’est-elle empressée d’alerter les auxiliaires de la justice qui ont pris les choses en main, puisque prenant la déposition de la victime, pour commencer, avant d’entamer leurs investigations. Dans sa déposition, le jeune homme aurait déclaré qu’il était sur le chemin du retour pour rejoindre le toit parental au Denden, après avoir passé une bonne partie de la soirée chez des proches du côté d’Ezzahrouni, lorsqu’il a été accosté par trois lascars.
Il était à mille lieues de penser qu’il était la cible des trois énergumènes pour la simple raison qu’il ne les connaissait nullement, et qu’il n’y avait de ce fait aucune raison d’avoir la moindre crainte. Seulement, dès le moment où il est arrivé à leur hauteur, il allait changer d’avis et prendre conscience qu’il était bel et bien visé par les trois énergumènes.
Mais il était déjà trop tard, dans ce sens que l’un des trois assaillants s’était détaché du petit groupe pour venir l’asperger d’un gaz paralysant, permettant à un second complice de lui donner un violent coup de pied l’envoyant à terre, cependant que le troisième larron est venu pratiquement l’achever.
Celui-ci allait en effet l’agresser à l’aide d’un couteau.
Une fois leur crime accompli, les trois gaillards ont rapidement quitté les lieux, laissant leur victime à demi-mort. Arrêtés quelque temps plus tard, au moment d’ailleurs où ils ont cru être tirés d’affaire, les agresseurs ont avoué leur forfait, mais n’arrivant toutefois à donner aucune raison les ayant poussé à commettre un tel acte.
Juste une impulsion ! Mais en passant récemment en jugement, ils se sont rétractés pour nier tout en bloc, soutenant effrontément qu’ils étaient bien loin du lieu des faits au moment de l’agression. En tout cas, ils moisiront quelque temps encore dans leur cellule, en attendant le verdict que la Cour a reporté au 4 octobre prochain… Aymen BARHOUMI



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