Attentat à la pudeur sur mineur

2010-09-29 - Le Temps
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Les deux élèves, deux jeunes n’ayant pas encore atteint les 14ans, venaient de quitter l’école.
Ils avaient pris leur chemin habituel, vers leur domicile.
En arrivant dans un coin isolé , un gaillard surgit pour les interpeller.
Ils eurent tellement peur qu’ils ne savaient plus quoi faire.
La brute a donné l’ordre à l’un d’eux de le suivre sans dire mot.
Quand le deuxième élève a voulu intervenir il a eu droit à une forte gifle.
Il a été sommé de continuer son chemin tout seul.
L’individu l’a menacé du pire s’il osait faire intervenir des gens ou faire appel à la police. C’est ainsi qu’il a forcé le petit à l’accompagner.
Il a choisi un coin isolé situé sur une falaise bordée d’arbres et derrière un buisson il a attenté à sa pudeur.
Le pauvre enfant était menacé avec un couteau et il avait peur pour sa vie. Le deuxième élève en laissant son ami entre les griffes de cette brute a couru informer les gardiens d’un restaurant situé près du lieu où la scène s’est déroulée.
Ils l’ont accompagné et c’est ainsi qu’ils sont arrivés à arrêter le coupable et délivrer le jeune élève qui était dans un état pitoyable.
Alertés les auxiliaires de la justice sont arrivés sur les lieux et ont embarqué le délinquant. Le lendemain le père de la victime est allé déposer une plainte.
L’expertise médicale à laquelle l’enfant a été soumis confirma que ce dernier a été sauvagement agressé par l’accusé Ce dernier a comparu devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis pour répondre d’attentat à la pudeur avec port d’arme et menaces à l’encontre d’enfants dont l’âge n’a pas encore atteint les 16 ans. L’audience s’est déroulée à huis clos sur décision du juge. Interrogé, l’inculpé a avoué avoir abusé du gosse mais a nié l’avoir menacé ou forcé.
Il a déclaré que cela s’est produit avec son propre consentement.
Cela est en contradiction totale avec ses aveux donnés lors de l’enquête préliminaire et l’instruction.
Aussi le témoignage du deuxième élève a été édifiant d’autant plus qu’il s’est déployé pour le sauver en alertant des passants. L’avocat a prié le juge de prendre en considération le fait que son client était dans un état d’ébriété manifeste lors du déroulement des faits et n’était pas maître de ses actes. L’affaire a été mise en délibéré. CBD



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