Courteévasion….
2010-11-10 - Le TempsLu 496 fois
Le 12 Août 2009, un détenu a été traduit devant letribunal de première instance de Ben Arous, accusé de détention et de consommation de stupéfiants.
Juste après la séance il a été dirigé vers la« geôle ».
Il eu l’idée de demanderà l’agentde lui permettred’aller aux toilettes.
Ce fut de cette façonqu’il a pu s’enfuir en trompant la vigilance des gardiens.
Quelque temps après, il a été arrêté chez lui par des agents de la brigade d’intervention.
Il a été reconduit au tribunal.
L’enquête a pu déterminer que cette évasion du prisonnier n’aurait jamais pu se produire sans l’aide et la complicité du geôlier.
A ce titre les deux ont été traduits devant la 2èmechambre criminelle du tribunal de 1ère instance de Tunis pour répondre le premier,d’évasionet le second de complicité.
Ce dernier a comparu en liberté.
Interrogé par le juge, le premier accusé a déclaré que le jour de sa traduction devant le tribunal, il a été emmené avec un groupe de prisonnier de la prison de Mornaguia.
Après sa comparution devant les jugeset avant de rejoindre la chambre des arrêts il a demandé d’allerauxtoilettes.
Ainsi il a pu s’évader.
Il a déclaré que le deuxième inculpé ne l’a jamais assisté ni aidé.
Le deuxième inculpé a nié avoir aidé le prisonnier à s’évader.
Il a expliqué que le jour des faits, il avait la charge d’emmener 88 détenus de la prison pré citée.
C’est le même nombre qui a été vérifié au retour des détenus à la prison.
Seulement un détenu amené d’une autre prison de l’intérieur du pays a été la cause principale de cette erreur car il a été confondu avec son détenu.
Il a nié totalement avoir permis au prisonnier de s’évader.
Son avocat a longuement plaidé pour expliquer la procédure.
Il a déclaré que son client possède une liste numérotée portant également les noms.
Une double vérification est toujours faite à l’entrée à la salle d’audience et à avant le retour à la prison.
Malheureusement le jour des faits, un prisonnier amené d’une autre prison a été la cause de cette confusion,car il s’agit bien d’une erreur.
L’inculpé travaille depuis une vingtaine d’années au tribunal.
Il a été décoré plusieurs fois pour son dévouement et son abnégation.
Pour conclure l’avocat a demandé l’acquittement pur et simple de son client.
L’avocat du premier accusé a prié le juge d’accorder les circonstances atténuantes à son client et de lui infliger le minimum de peine.
Il a également expliqué aujuge que cet acte a été perpétré sans la complicité de personne et qu’il ne s’agit pas d’un acte préparé ou prémédité.
C’est une simple erreur qui a permisau détenu de s’évader.
L’affaire a été mise en délibéré.
CBD