Un dauphin, comme tatouage
2010-11-16 - Le TempsLu 513 fois
Cette affaire à la Sherlock Holmes a été jugée dernièrement devant le tribunal de première instance de Ben Arous, et ses protagonistes sont deux jeunes hommes qui après avoirfêté la dive bouteille en l’honneur de Bacchus, eurent l’idée saugrenue de cambrioler une maison dont ils avaient déjàépié le propriétaire et suivi ses allées et venues pendant un bon bout de temps, au point de connaître son emploi du temps sur le bout des doigts et pouvaient même lui servir de pense bête. Aussi étaient-ils certains, le jour des faits, qu’il était- en déplacement, et qu’ils pouvaient opérer dans les lieux à leur guise. Ce qu’ils firent en pénétrant d’abord par effraction, pour dérober quelques objets de valeur et s’éclipser incognito. Toutefois, ils ne savaient pas qu’ils étaient épiés à leur tour par un voisin dont la curiosité était pour une fois bien placée, puisque, ce fut lui qui les dénonça à la police, en donnant parmi leurs signalements, celui qui permitde reconnaître l’un d’entre eux, qui avait un dauphin, en tatouagesur le bras. « Elémentaire mon cher Watson »se serait exclamé Sherlock Holmes. En effet ce précieuxrenseignement du voisin, a permis d’arrêterrapidement les deux cambrioleurs qui reconnurentleur forfait, tant au cours de l’enquête préliminaire que devant le juge d’instruction. D’autant plus que l’homme au dauphin avait maille à partir avec la justice, ayant été déjàjugé auparavant pour des affaires similaires. Devant le tribunal, ils réitérèrent leurs déclarations précédentes, et l’affaire a été renvoyée à une date ultérieure à la demande de la défense. Ahmed YOUNES