Ruse mal placée
2011-01-08 - Le TempsLu 461 fois
Une octogénaires’est fait avoirpar lepropriétaire de son domicile.
Le bonne dame loua l’appartement objet de ce litige depuis 1966.
Divorcée et sans enfant, ellel’occupaittoute seule depuis l’année 1977, date de sa séparation de son mari.
En 2006, le propriétaire dudit appartement a profité de son âge et de sa situation matrimonialepour reprendre sademeure, prétextantdes travaux d’aménagement et de réfaction de l’appartement.
.Pour prouversa bonne foi, il lui a offert une maison en ruine qui lui appartientpour se loger provisoirementjusqu’à la fin des travaux.
Touchéepar son geste humain, elle a accepté la proposition et déménageadans l’attente de revenir chez elle.
Elle ne s’est rendu compte de sesmauvaises intentions qu’au moment où ce derniera changé les serrures de sa ruine, la privant de toutes ses affaires.
Chose qui l’a obligée à logerchez des voisinsde bonne volonté.
Pendant ces quatre ans, elle n’a pas cessé de contacter le propriétaire quotidiennement, le suppliant de lui rendre ses affaires et lui permettre de revenir à son domicile, mais ellen’a eu que des promesses non tenues.
Perdant tout espoir de reconquérirson logement et ses affaires, elle a porté plainte contre ce dernier.
Auprès du tribunal cantonal de Tunis, l’avocat a sollicité du juge de faire une tentative de conciliation entre les deux parties ou à défaut de juger en faveur de sa clientepour lui permettrede récupérer son domicile et ses biens.
Il a demandé en outre de lui allouer des dommages etintérêts pour les préjudices, matériel et moral qu’elle a subis.
L’affaire a été mise endélibéré.
Dalila RBÎI