Accusé par son employeur, il met le feu à la demeure !
2008-07-10 - Le Quotidien Lu 509 fois
Tunis-Le Quotidien
La première étincelle est partie à la suite de la disparition du petit chien de l’employeur, lequel n’a pas trouvé mieux que d’accuser son veilleur de nuit d’avoir manigancé le vol pur et simple du cleb.
En tout cas, voilà une histoire de chien qui se termine... en queue de poisson, sinon pire dans la mesure où l’employé aurait tenu à laver l’affront subi par le feu !
Tout avait bien commencé pourtant entre les deux parties. Depuis le jour où il a débarqué dans cette ville du gouvernorat de Bizerte après avoir quitté son Nord-Ouest natal, le jeune homme a fait preuve de sérieux pour s’acquitter de sa tâche dans les meilleures conditions, à la grande satisfaction de son patron lequel le lui rendait bien, ce qui explique qu’il lui a offert le gîte, lui octroyant une des chambres de sa demeure.
Les jours défilèrent ainsi sans le moindre accroc jusqu’au moment où le petit chien du patron avait subitement cessé de montrer ses crocs !
En tout cas, le cleb s’est littéralement volatilisé, il a complètement disparu de la circulation, plongeant son maître qui le chérissait tant dans le désarroi. On a bien entrepris des recherches un peu partout, mais peine perdue puisque le petit animal demeurait introuvable.
En désespoir de cause et dépité par la perte de son petit «compagnon», le patron s’en est pris à son gardien, l’accusant tout bonnement d’être à l’origine de la disparition, sinon du vol de l’animal.
L'employé prit mal la chose cependant, rentra chez lui en proie à une grande colère, au point de songer à mettre le feu à la chambre qu’il occupait. Une fois décidé, il n’a pas hésité un seul moment, allumant une chandelle qu’il a jetée sur un matelas qui a rapidement pris feu. Il a par la suite quitté les lieux pour retourner auprès des siens.
Entre-temps, découvrant le sinistre, le maître de céans s’est empressé d’alerter la police et la protection civile dont l’intervention vigoureuse avait empêché le feu de se propager dans les autres chambres de la demeure.
Parallèlement, les auxiliaires de la justice ont entamé leur enquête qui allait aboutir à l’arrestation du pyromane lequel s’apprêtait à prendre le bus.
Or, s’il a avoué son forfait au cours des interrogatoires préliminaires, le jeune homme s’est rétracté devant la cour pour soutenir qu’il s’agissait d’un accident!
L'affaire a été de ce fait mise en délibéré...
M.A.