Vol de voiture et agression d’agents de l’ordre
2010-05-07 - Le Quotidien Lu 629 fois
Le tribunal de première instance de Tunis a examiné une affaire de vol dont l’accusé était un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années.Dès le début du procès, l’accusé a essayé de se mettre dans la peau de la victime. Sans même laisser la parole au juge, il a commencé à clamer son innocence. C’est alors que le juge lui a rappelé qu’il avait un casier judiciaire bien garni et qu’il avait déjà été accusé pour le vol d’une vache. «Le masque de la victime ne marche plus.»En effet, l’accusé dénommé N. venait tout juste d’être remis en liberté quand il a volé une voiture. Les faits remontent au jour ou N., se baladant dans son quartier aux abords du centre ville, a aperçu un homme qui est descendu de sa voiture pour acheter un paquet de cigarettes en laissant le moteur tourner. N s’est alors empressé de monter dans la voiture, a rapidement fermé la portière et pris la fuite à bord du véhicule de la victime. Tel un professionnel, il s’est dirigé vers l’atelier d’une de ses connaissances où il a changé les plaques d’immatriculation. Puis il a commencé son escapade au centre-ville avant de se rendre à Sejnane en visite à quelques proches. A son arrivée, les agents de la garde nationale ont remarqué un comportement bizarre chez l’accusé. D’autant plus qu’il paraissait vouloir éviter les contrôles routiers en empruntant des chemins secondaires. Quelques mètres plus loin les auxiliaires de justice l’ont interpellé. Pris au piège, il a tenté de s’enfuir en agressant les agents qui ont procédé à son arrestation. Finalement il a été maitrisé et conduit au poste où il a avoué les faits.Inculpé de vol et d’agression sur les agents de l’ordre, N. ne s’est pas contenté de nier les faits, mais il s’est montré agressif en criant tout au long du procès ; à la question du juge à propos de son ancienne condamnation, il a affirmé que ce n’était pas sa faute car il n’a fait que prendre la vache pour un tour.Face à l’arrogance de l’accusé et à l’évidence des faits, la cour l’a condamné à un an et demi de prison.
Anas