Amis en beuverie, ennemis devant la justice
2010-05-11 - Le Quotidien Lu 533 fois
Deux hommes, dénommés L. et R. et âgés tous deux d’une trentaine d’années, ont comparu devant le tribunal de première instance de Tunis. Accusés de vol qualifié avec violence, ils se sont accusés mutuellement lors du procès.Au début du procès, seul l’accusé, L. s’est présenté à la barre. Il a été arrêté le jour même sur les lieux de l’incident. L’histoire remonte à quelques mois quand L. et R. se sont rendus dans un café-bar au centre de la capitale pour se payer du bon temps. A leur sortie, ivres, les accusés ont croisé un homme qui sortait lui aussi du même café-bar pour téléphoner. L. et R. voulant s’amuser, ont attendu que leur victime finisse la communication et l’ont violemment agressée à coups de poings. Voulant se protéger, la victime a essayé de riposter en infligeant quelques coups à ses agresseurs. Mais cela n’a fait qu’accentuer la violence de ces derniers. L’un d’eux a sorti une arme blanche décidé à en faire usage. Heureusement, des témoins ont fait appel aux agents de l’ordre qui sont arrivés avant que l’inévitable ne se produise.Affolés, l’un des agresseurs a pris la fuite, L., quant à celui qui a été interpellé il a été conduit au poste. Gravement touchée, la victime a été transportée d’urgence à l’hôpital. Dans les heures qui ont suivi, la victime a porté plainte déclarant que les agresseurs lui ont volé son téléphone portable. Entre temps, L. a dévoilé l’identité de son complice en fuite, et a essayé de lui faire porter le chapeau en affirmant que c’était lui qui avait agressé la victime et lui a volé son portable. Devant la cour, L. a maintenu sa version avant de se rétracter quand à la surprise de l’assistance, le complice s’est présenté par lui-même a la barre. Interrogé sur les faits, R. a essayé à son tour de faire porter le chapeau à son complice. Face à ce « méli-mélo », le juge a demandé l’audition de la victime. Cette dernière a bien reconnu ses agresseurs. Mais elle a ajouté qu’elle retirait sa plainte. Au vu de ses rebondissements, l’affaire a été mise en délibéré.
Anas