Chronique judiciaire : L’épouse fumeuse agresse son mari
2010-06-18 - Le Quotidien Lu 594 fois
Décidément, les campagnes de sensibilisation menées par les différentes structures de l’Etat et les composantes de la société civile concernées pour lutter contre le tabagisme n’ont pas convaincu quelques-uns, à l’image de cette femme mariée qui a un faible pour les blondes à telle enseigne qu’elle a eu affaire à son époux décidé plus que jamais à lui ôter le mégot des lèvres.Seulement, les choses ont pris une autre tournure puisque c’est la femme qui a eu le dernier mot en infligeant une véritable correction à son conjoint. C’est du moins ce que révèle cette affaire dont le dossier a échoué sur le bureau d’un juge d’instruction relevant du tribunal de Tunis… Finalement la justice a infligé une peine de six mois fermes à l’encontre de l’agressive «douce moitié». Comment les choses en sont-elles arrivées là.Car il est réellement surprenant de penser que les rapports conjugaux puissent se dégrader à ce point. La scène avait tout pour renvoyer n’importe quel observateur averti à une veillée entre un couple marié tout à fait ordinaire. La télé est allumée… juste en face, le mari est allongé sur le divan tandis que sa femme suivait avec beaucoup d’intérêt l’un de ces feuilletons qui font couler bien des larmes. Et voilà qu’entre deux soupirs, l’épouse avait oublié que son mari était présent tendant ainsi la main pour aller chercher dans le paquet une cigarette. Son conjoint, étonné au départ, s’est mis à observer cet étrange spectacle. A vrai dire, il ignorait que sa femme fumait.Sur sa lancée, l’épouse avait ramassé la boîte d’allumettes et d’un geste très habile montrant à quel point elle est habituée, elle alluma la cigarette et se mit à inhaler le tabac avec un plaisir tel… Le temps de deux bouffées et, c’est toute la virilité de l’époux qui s’est écroulée… son orgueil touché et son statut menacé… Il faut dire que l’on s’attendait à ce que cette révolte soit exprimée d’une manière violente ou du moins rigoureuse. Seulement, le mari avait opté pour une attitude beaucoup plus «sage» exigeant que son épouse éteigne la cigarette. Coup de théâtre ! Madame, non seulement, avait sommé son mari de se taire… mieux encore, elle avait levé sa main droite qui s’est abattue sur la joue de l’époux, laissant les traces de cinq doigts aussi violents l’un que l’autre. Faute de mieux, le malheureux s’est dirigé vers le poste de police le plus proche pour porter plainte. Convoquée et interrogée, la bonne dame avait nié les faits. Seulement, le Ministère public, pas trop convaincu de sa déclaration, avait retenu à son encontre le délit d’agression sur un conjoint. Traduite devant le tribunal de première instance de Tunis, l’épouse a écopé de six mois de prison ferme. Reste à savoir… si à sa sortie de prison, elle pourra regagner encore le foyer conjugal ?
M.B.S.