Bab Souika : Il a failli divorcer à cause d’une mauvaise blague
2010-09-29 - Le Quotidien Lu 570 fois
Il y va sans dire que le mariage est une institution sacrée qui repose sur les principes de fidélité et du respect mutuel. De ce fait, la vie conjugale est faite d’amour et de tolérance. Sinon, n’importe quelle cause peut être à l’origine de l’éclatement du mariage et l’effritement de toute une famille. C’est pourquoi, le législateur a fixé des règles strictes pour le mariage comme pour le divorce. Ainsi, celui des deux époux qui demande le divorce est appelé à en assumer toute la responsabilité. A l’image de ce mari qui a failli être emprisonné à cause d’une mauvaise blague.Le couple est originaire du quartier de Bab Souika à Tunis. Mariés depuis six ans, les deux époux ont eu deux enfants et menaient une vie tranquille jusqu’au mois de juillet dernier qui a apporté avec lui son lot de mauvaises surprises. En effet, voulant se préparer comme il faut pour la rentrée scolaire de cette année où leur fille aînée allait intégrer l’école pour la première fois, la mère a demandé à son mari d’aller lui acheter des vêtements neufs dans un centre commercial de la capitale.Et comme la situation financière de son époux n’était pas aussi bonne, ce dernier lui a demandé de patienter jusqu’à la fin du mois afin de recevoir son salaire. Malheureusement, l’épouse n’était pas de cet avis. Elle était si pressée qu’elle s’est rendue seule au centre en question où elle a fait ses emplettes.De retour chez lui, le mari a découvert que sa femme avait acheté tout ce qu’il fallait pour leur fille. Curieux, il a voulu savoir où elle a eu l’argent pour pouvoir acheter des vêtements à leur fille.Bizarrement, sa femme a fait durer le suspense l’intriguant au point de nourrir le doute dans son esprit. Et au lieu d’être franche avec lui, l’épouse est allée jusqu’à lui faire comprendre que c’est son cousin qui lui a prêté l’argent. Et lorsqu’on sait que ce cousin était auparavant le fiancé de l’épouse, on peut comprendre jusqu’où, les choses peuvent aller. Fou furieux, le mari s’est déchaîné en donnant une bonne correction à sa douce moitié qui s’en est sortie avec plusieurs blessures ayant nécessité son hospitalisation et l’arrestation de l’époux.Toujours est-il que l’épouse s’est désistée en arrêtant les poursuites judiciaires engagées à l’encontre de son mari qui a appris après coup que c’est son propre frère qui a offert le nouveau trousseau à sa nièce.
M.B.S.