Un époux bien violent
2010-10-13 - Le TempsLu 523 fois
Il est tout à fait légitime que la plaignante dans cette affairese révolte contre la désinvolture de son mari.
Elle trime à longueur de journée se déplaçant de maison en maison, faisant l’aide ménagère pour pouvoir nourrir ses enfants alors qu’au mêmemoment son époux se la coule douce dans les bars en train de se saouler à longueur de journée.
A maintes reprises elle a essayé de le raisonner en lui demandant de l’aider et de trouver untravail.
Rien.
Il l’écoutait sans broncher.
Le soir des faits, alors qu’elle était occupée à donner à manger à ses enfants, l’époux rentre à la maison dans un état d’ébriété manifeste.
Il titubait, arrivant avec peine à se tenir debout.
La dame toute furieuse, lui a fait savoir qu’il aurait du l’aider à trouver de l’argent d’autant plus que c’était la fin du mois et ils sont dans l’obligation de payer le loyer.
A ce moment, n’acceptant pas les remarques de son épouse a commencé par la battre sauvagement, en la tirant par les cheveux.
Trouvant une assiette sur la table, il lui en a versé le contenu sur la tête.
Cela n’était pas suffisant, il s’est déplacé à la cuisine s’est armé d’un couteau et l’a menacéede « l’étêteret de la jeter dans la rivière ».
Pour finir il a enlevé sa paire de chaussure et les lui a lancéesau visage.
La dame est arrivée quand même à se libérer.
Elle estsortie dans cet état, et s’est dirigée au poste de police où elle a déposéeplainte.
De retour, son époux lui a demandé de retirer sa plainte autrement il lui arriverait un malheur.
Elle n’a pas répondu.
Encore une fois il lui verse le contenu d’un repas se trouvant sur la table, la tire par les cheveux, l’enferme dans les toilettes.
C’est au moment de son arrestation que son épouse a été libérée.
Elle a passé trop de temps,emprisonnéedans les toilettes.
Au cours de l’enquête préliminaire, il a reconnu les faits qui lui sont reprochés justifiant ses actes par l’humiliation qu’il subissait régulièrement de son épouse qui lui reprochait de ne pas travailler.
Il a été traduit en état d’arrestation devant la chambre criminelle du tribunal de 1ère instance de Tunis.
Pour la première affaire qui s’est déroulée avant la plainte , il a écopé de deux ans de prison ferme pour agression de son conjoint 4 mois pour port d’arme prohibée et 15 jours pour ivresse.
Pour la deuxième affaire qui s’est déroulée après la plainte il a écopé de 8 mois de prison ferme.
CBD