Cap Bon : Une affaire de crédit sur fonds de débauche
2010-10-22 - Le Quotidien Lu 511 fois
Le tribunal de première instance de Grombalia a examiné dernièrement une affaire de vol de chèques qui a dégénéré pour se transformer en acte de débauche. La cour, et après avoir entendu les trois protagonistes dans cette affaire, a demandé un complément d’enquête afin de rendre son verdict.En effet, le gérant d’une société spécialisée dans la vente d’équipements agricoles dont le siège est situé dans la région du Cap Bon, a porté plainte à l’encontre d’un exploitant agricole et son épouse pour vol de chèques d’un montant de cinquante mille dinars. Le plaignant a précisé dans sa déposition que ces chèques lui ont été remis par l’un de ses clients à titre de garantie. La date du règlement de ces chèques ayant expiré, il a contacté son client pour régulariser sa situation. Il a été ainsi invité par le suspect chez lui pour encaisser le montant des chèques. Croyant bien faire, la victime s’est, justement, rendue au domicile de son client où il a été invité à dîner. Pendant le repas, la maîtresse des lieux a servi à son mari et à son hôte du vin avant que la soirée ne prenne une autre tournure. La victime s’est trouvée seule avec l’épouse après que le mari soit allé chercher d’autres bouteilles du vin.La dame a alors usé de son charme pour séduire le gérant qui, sous l’effet de l’alcool, a abandonné la mallette qui contenait tous ses papiers et suivre l’épouse dans la chambre à coucher.Et ce n’est qu’au retour de l’époux qu’il va quitter les lieux. Ce dernier lui a demandé un autre délai pour régler le montant des chèques. Mais le lendemain, le gérant a découvert la disparition des chèques et à compris qu’il a été victime du couple.Une plainte a été, alors, déposée ayant abouti à la convocation des deux époux au poste. Interrogé, le couple a nié les faits, déclarant que le plaignant s’est rendu effectivement chez eux avant et sous l’effet de l’alcool ne s’en prenne à l’épouse et ne soit prié de quitter les lieux. Les deux époux ont nié avoir remis au plaignant des chèques contre quoi que ce soit.La cour et après avoir entendu les trois prévenus, a reporté l’examen de cette affaire pour complément d’enquête.
M.B.S.