Un mari soupçonneux et violent devant la justice
2008-05-22 - Le TempsLu 549 fois
La vie suivait son cours avec ses hauts et ses bas entre ce mari et sa femme, ensemble depuis plus d'une décennie.
Le hic, c'est qu'ils ne parvenaient pas à avoir des gosses.
Pourtant, le couple a essayé toutes les thérapies, en vain.
La pathologie du mari était incurable et il ne voulait pas l'entendre de cette oreille.
Il s'acharnait à aller de gynécologue en gynécologue et de voyant en voyant.
Il ne voulait pas se résigner et suivre la logique de son épouse qui a accepté son sort bien que le mal ne venait pas d'elle.
Cette situation a fini par créer une haute tension au sein du couple et le mari est devenu intraitable.
Les accrochages se multipliaient et devenaient monnaie courante.
Il arrivait même que le mari frappe son épouse.
Elle acceptait, toutefois cette situation, expliquant les actes de celui-ci, par son extrême irritation, eu égard son incapacité de procréer.
Cette tolérance ne jouait pourtant pas en faveur de l'épouse.
La tension allait de mal en pis.
Le mari est devenu trop jaloux et a demandé à son épouse de quitter son travail, ce qu'elle a catégoriquement refusé.
Ce refus a vexé le mari et a accru son agressivité envers sa femme.
Il la violentait de plus en plus fréquemment.
Et la tolérance de l'épouse n'était plus aussi évidente car la situation était devenue insoutenable.
Il commençait à douter de son comportement et posait beaucoup de questions concernant ses allées et venues.
Ce doute n'était pas à sa place et a profondément blessé l'épouse.
Ce fut la raison pour laquelle elle ne s'est plus résignée le jour où il l'a encore tabassée , lui causant des blessures qui ont nécessité des points de suture.
Munie d'un Certificat Médical Initial, elle déposa contre lui une plainte à la police, et relata aux agents son calvaire.
Interpellé, le mari a essayé de nier les faits prétendant que l'épouse a chuté par terre.
Or, son épouse maintint sa plainte en soutenant formellement qu'il l'avait bel et bien " tabassée ".
Arrêté, le mari fut inculpé de coups et blessures.
Devant le tribunal, l'épouse a fini par accepter de retirer sa plainte.
Cependant que la procédure de divorce a été maintenue à la demande de l'épouse estimant que la vie conjugale, est devenue désormais impossible avec un mari agressif et fougueux et rongé par une jalousie morbide.
Mahdi SELLAMI