L'altruiste s'avéra être un braqueur
2008-05-26 - Le TempsLu 1096 fois
Tunis-le Temps : Le quadragénaire, impliqué dans cette affaire avait imaginé tout un stratagème dans le dessein de s'approprier par la violence les bijoux d'une femme, dont le seul tort fut de lui avoir fait confiance en lui ouvrant la porte de son domicile.
En effet, celle-ci déclara dans sa plainte, que l'inculpé qui avait le jour des faits, frappé à sa porte, lui avait annoncé qu'il ramassait des cotisations pour le compte d'une association, en vue de la construction d'une mosquée.
Le projet en lui-même était fort noble, mais se contredisait toutefois avec les vraies intentions du soi-disant altruiste.
Il est vrai que le chemin du paradis est pavé de mauvaises intentions.
Mais en l'occurrence, le paradis n'était qu'un mirage, auquel faisait croire l'imposteur.
En effet dès que la bonne-dame ouvrit la porte, celui-ci se montra de but en blanc, menaçant, brandissant un couteau, afin de la contraindre à lui remettre tous les bijoux qu'elle portait.
Elle ne put que s'exécuter, et à titre de complément, il la délesta de son téléphone portable, avant de prendre la fuite.
Dans sa plainte, la victime déclara en outre que l'agresseur, portait, à titre de mise en scène et pour mieux noyer le poisson des cadres comportant des calligraphies de versets coraniques.
Elle ne manqua pas de donner son signalement aux agents de la police criminelle, qui ne tardèrent pas à l'appréhender.
Inculpé de vol qualifié, il écopa en première instance de 4 ans de prison ferme.
Interjetant appel, il brilla à l'audience par son absence étant empêché pour cause de santé et il fut permis à son avocate de plaider pour assurer sa défense.
Celle-ci plaida la requalification de l'infraction, les faits ne constituant qu'un vol simple, justiciable du tribunal correctionnel et non de la chambre criminelle, l'existence de la violence n'étant pas établie et l'arme présumé n'ayant pas été saisi.
Quant en ce qui concerne le fond, elle plaida l'absence de preuve et sollicita l'acquittement de son client.
La cour suivra-t-elle la thèse de la défense ?