Braquage au gaz paralysant
2008-05-30 - Le TempsLu 577 fois
Tunis-le Temps : Pour aborder ses victimes, le braqueur commençait par leur demander des cigarettes.
La réaction de ses interlocuteurs importait peu, puisqu'il usait de cette tactique pour noyer le poisson.
S'il était en face de quelqu'un qui répondait favorablement à sa demande, il pouvait plus facilement lui subtiliser son portefeuille ou son téléphone portable, sans que celui-ci se rende compte, car il le faisait avec une telle dextérité, qu'il passe tout à fait inaperçu.
Si au contraire, il est opposé à un refus, il fait semblant de prendre la mouche pour agresser sa victime avec une bombe à gaz paralysant, avant de lui enlever sa montre ou de l'argent de ses poches.
Il était la plupart du temps accompagné par un ou deux complices qui avaient pour rôle surtout de faire le guet, et donner l'alerte et prendre la poudre d'escampette en temps opportun et avant l'arrivée de la police.
Or au cours de la dernière opération, ils ne purent prévoir l'arrivée imminente d'une ronde de police qui arrêta toute " la bande à Bader " en flagrant délit.
Pour cause : ils s'y étaient tous mis pour agresser la victime qui était accompagnée de son amie.
Arrêtés, ils trouvèrent le moyen de nier les faits incriminés, déclarant qu'ils étaient, lors de leur arrestation en train de discuter avec la victime qui les a interpellés, en les accusant de vouloir agresser sa compagne.
Devant le tribunal, où ils furent inculpés de vol qualifié et violences graves, ils réitérèrent leurs déclarations données au cours de l'enquête préliminaire.
Cependant, l'un des accusés avait fini par reconnaître le vol sans l'usage d'une quelconque violence.
Les avocats plaidèrent la requalification de l'infraction, les faits ne constituant qu'un vol simple, devant l'inexistence de preuves de la violence.
0 COMMENTAIRE(S) Pseudo Titre Votre e-mail Message